Un cours d’économie… peut-être, l’an prochain

- 30 octobre 2012

Ça semble ardu mais on va y arriver. L’inscription d’un cours d’éducation économique au secondaire au Québec semble une tâche aussi difficile, voire même plus périlleuse que d’envoyer une homme sur le lune dans les années 60.

Quand ce fut le temps d’imposer de force et mur à mur un cours d’accommodement raisonnable à nos jeunes du secondaire, les technocrates semblaient plus enthousiastes…

Dans cet article publié ce matin, on apprend que le gouvernement songe avec l’idée d’un projet-pilote 2013… et un vrai cours en 2015.

Alors que les Québécois croient pouvoir s’en sortir à leur retraite en gagnant à la loterie, qu’ils sont endettés jusqu’aux oreilles, qu’ils achètent des fours micro-ondes et des cafetières sur la « finance » – des signes inquiétants d’ignorance économique –  le gouvernement, lui, avance très lentement avec l’idée, pourtant très évidente, de fournir un minimum de connaissances en économie à nos ados et pré-ados.

Comment faire un budget? Comment le gouvernement dépense votre argent? Comment fonctionne le crédit? Comment lire un contrat de cellulaire? L’impact des taux d’intérêt dans vos vies, etc…

Si on avait une meilleure éducation économique, les élus nous feraient avaler moins de couleuvres, on serait sûrement plus exigeant envers nos élus, les syndicats auraient moins de prises sur leurs membres.

Si on avait eu de vrais cours d’économie au secondaire depuis au moins 10 ans, est-ce que le mouvement des carrés rouges aurait été aussi fort?

 

 

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12 commentaires

  1. Alain Michaud dit :

    S’il y avait eu de vrais cours d’économie, tout le monde serait capable de mettre le bon nombre de zéros aux 60 milliards du budget du gouvernement du Québec. Tout le monde serait capable de comprendre qu’il s’agit de $15 000 par travailleur au Québec ou $25 000 pour chaque travailleur qui paie de l’impôt. Tout le monde pourrait comprendre que les administrations publiques qui paient 30% trop cher les biens et services qu’elles achètent en raison de la collusion et de la corruption, c’est encore ceux qui paient de l’impôt qui sont les dindons de la farce. Grand temps que l’indignation soulève les passions. Il n’y a plus de raison d’endurer ça, faut réclamer des changements.

  2. lgagne dit :

    Encore une fois on va compter sur le gouvernement pour éduquer nos enfants sur les principes de base de l’économie. Allo, ca commence a la maison avec les parents. C’est vrai qu’ils sont tellement endettés, qu’ils n’ont aucune notion sur les finances. Avec ses déficits perpétuels, il me semble que le gouvernement est le dernier a enseigner cette matiere. Un PAYS avec ca!

  3. Frédéric Bergeron dit :

    Effectivement. Le mouvement des carrés rouges auraient été encore plus fort puisque les ti-counes auraient afin pu comprendre afin les principes de l’externalité des marchés.

    Comprendre et maîtriser l’économie, le vrai pragmatisme obéie à la science et non à l’idéologie de droite :)

  4. xenon dit :

    M. Maurais, j’aime bien lire vos textes, et suis fan de votre émission de radio. Par contre, permettez-moi du vous suggérer le logiciel Antidote, pour relever les fautes dans vos textes avant publication.

  5. xenon dit :

    Vous voyez, j’aurais dû m’en servir moi-même ce matin. :-)

  6. GillesLaplante dit :

    Ce dont vous nous parlez c’est plutôt un cours de gestion budgétaire. L’économie, la vraie, c’est autre chose. Pensez-vous que le gouvernement va risquer de faire comprendre aux gens que trop d’impôt tue l’impôt, que taxer les entreprises c’est taxer ses clients, que le gouvernement ne crée jamais d’emploi, qu’il les déplace, qu’une subvention c’est soit acheter des votes soit favoriser une entreprise mal gérée au détriment d’une entreprise qui l’est bien?

  7. Gilles dit :

    Depuis quand cet animateur de radio écrit-il dans le JdM? J’aimerais qu’on m’explique c’est quoi cette convergence entre Québecor et les radios X, j’ai beau chercher partout sur Internet, je ne vois pas la connexion économique. Ententes à l’amiable? Ça me dépasse. Ça me semble une question importante, parce que ça veut dire que la machine est passée à une nouvelle vitesse. Ça va être laid. Quelle concentration de puissance propagandiste, c’est inconcevable.

  8. Fleur H. dit :

    Le gouvernement ne veut pas qu’on soit trop savant. Trop dangereux pour eux. Le gouvernement préfère des moutons.

  9. Fleur H. dit :

    @Gilles. Pourquoi M. Maurais n’aurait pas le droit d’écrire pour le Journal de Montréal? Vous voyez de la convergence ou il n’y en a pas.

  10. Nelson dit :

    Il ne peut pas nuire des cours d’économie et consommation à l’école, mais il faut parler de quoi pousse les gens à dépenser plus que qu’ils ont….compulsifs.?…compensation affectives.?….besoin de se donner de l’amour, de se donner des cadeaux à soi même ?…

  11. Réjean dit :

    Même les économistes ne savent pas de quoi ils parlent la moitié du temps. Ils sont engagés par les banques pour berner les gens.

    Et qu’est-ce qu’il a lui encore à déblatérer contre les Québecois. Ça semble être la spécialité des chroniqueurs du Journal de Mourial de nous insulter. Même si tu a un petit cours d’économie, les banques vont quand même trouver le moyen de trafiquer leur contrat pour mieux te fourrer.

    Ce chroniqueur, est-ce que c’est bien un animateur d’une radio poubelle de Québec ? On est tanné de ce maudit discours de chiâleux frustrés. A-t-on vraiment besoin de ça ?

  12. Jimmy (libjim) dit :

    Enfin, ça explique pourquoi « l’offre et la demande » veut dire pour l’ASSÉ qu’on doit leur offrir tout ce qu’ils nous demandent!!

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