Le grand méchant loup

- 8 février 2012

En faisant ma recherche sur le loup, pour le Focus sur le loup diffusé en fin de semaine dernière, j’ai été à même de constater jusqu’où les gens peuvent aller dans leur désir de rendre cet animal absolument démoniaque. Le film Peur Grise ne fait qu’amplifier cette image négative en lui atribuant des comportements dignes des vrais prédateurs de l’homme comme l’ours ou le lion alors que finalement, le loup, si on le laisse tranquille, va faire sa vie tranquillement en nature. On aime exploiter le hurlement du loup dans la nuit pour faire peur surtout en période de pleine lune. Ces cris ne sont en fait qu’une façon de communiquer pour différentes raisons et non pas le signal d’attaquer l’homme. Très honnêtement, le film m’a un peu déçu à ce niveau en tentant de démontrer que les cris du loup sont nécessairement un signe d’agressivité. Si c’était le cas, pourquoi y aurait-il autant de forfaits d’observation du loup comme c’est le cas présentement, s’il y avait du danger pour l’humain. Les guides professionnels qui offrent ce genre de rendez-vous, savent tout de même ce qu’ils font. Dans la réalité, le loup va chercher à fuir l’humain à moins qu’il ne soit surpris, pris au piège sans pouvoir s’en sortir ou encore s’il doit défendre ses petits. Comme dans toutes les espèces d’animaux sauvages, il y aura toujours des exceptions avec des individus agressifs plus que d’autres.Même chez les chiens de compagnie, on retrouve ce genre de spécimens. Si des gens veulent continuer à faire peur aux enfants avec le grand méchant loup, c’est leur choix mais de grâçe, cessons de le présenter comme un mangeur d’hommes qui rôde autour des villes et villages à la recherche d’une proie.

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12 commentaires

  1. Jean-Francois H. dit :

    Il faut se dire que c’est tout simplement un film.. ce n’est pas pire que les « Jaws » ou tous les requins blancs sont des mangeurs d’homme alors qu’il y en a très peu.

    Moi je n’ai rien contre ça ça laisse planer l’imaginaiore car on doit se dire que c’est un film et que rien n’est réalité.

  2. Angelol dit :

    Jean François H…. ce n,est peut-être qu’un film, mais pour certaines gens ce sera la réalite… Malheureusement, pour le loup, cet animal extraordinaire, (l’Ancètre du Chien) est tout à fait doux…. Il fuit l’homme généralement et ne l’attaque jamais ….. Les cas répertoriés sont excessivement rare… Le loup, un animal, à aimer, chérir et surtout à protéger…. Merci M.Cabana de votre billet, vous avez raison le loup c’est comme Harper maintenant on le démonise mais cela fait des siècles que pour le loup les ignorants le démontre comme un dangereux animal, alors que c’est un animal vivant en groupes, et protégeant son territoire… Les loups protègent leurs territoires en hurlant certains sons,, ils sont très intelligents,,,,

  3. Angelol dit :

    M.Cabana vous m,avez fait pleurer,,, maudit, j,ai des peintures de Loups extraordinaires et ils sont magnifiques…UN GROS MERCI de votre billet…

  4. Angelol dit :

    votre billet ne sera pas populaire j’en ai bien peur, les animaux au Québec c’est de la merde honte honte et honte au Québec

  5. julien.cabana dit :

    Pour répondre à Angelol, je dirais que je ne suis pas d’accord sur le fait que « les animaux au Québec c’est de la merde». Il suffit de penser à tous les efforts qui sont déployés pour protéger les habitats par la Fondation de la Faune, les investissements de Canards Illimités pour la sauvegarde des milieux humides,la création des parcs nationaux et fédéraux pour la conservation des milieux, autant de preuves qu’au Québec, les animaux et la nature sont protégés. Les organismes comme Nature Québec, le Fond mondial pour la Nature, Greenpeace, pour ne nommer que ceux-là, surveillent toujours de très près les activités humaines qui peuvent nuir aux animaux et à leurs milieux. Je crois plutôt qu’au Québec, nous sommes en avance sur bien des sociétés qui comme vous le dite, ne considèrent pas beaucoup les animaux dans leur choix de vie,

  6. Angelol dit :

    Communiquer avec la société protectrice des animaux, ils vous confirmeront que les animaux au Québec en comparaison avec le reste des provinces nous sommes très très en retard que nous sommes la province la plus cruelle du Canada…. Il est vrai comme vous dites que nous sommes quand même une société qui protègent la faune,,exact, moi je vous parles des particuliers et téléphonez le 1er juillet de chaque année, appelez les centres SPA,, il sont débordés,,,

  7. Angelol dit :

    M.Cabana,,, si vous appelez la société protectrice des animaux ils vous confirmeront que les Québecois comparativement au reste du Canada sont les plus cruelles envers les animaux,, Ce n,est pas moi que le dit,,, cela a été dit et redit maintes fois pas des intervenants tant à la télévision qu’à la radio.,… Cela ne s’adressent pas au amoureux des animaux , ils y en a beaucoup, mais dans l,ensemble on s,entends bien…

  8. Angelol dit :

    En passant M.Cabana comme je vous l,ai déjà écrit dans les textes antérieures n’essayez pas d’avoir des blogues sur les animaux au québec,,, ils s’en fout alors faites en vos conclusions..parlez des Anglos, la vous recevrez des post comme jamais….ca c’est donc le fun,,, la gugugugerre contre les anglais…mais les animaux, c’est le dernier des soucis et l’indifférence ne croyez vous pas que c’est le plus grand des mépris..

  9. Gaëtan dit :

    Le seul animal qui me fait peur vit en meute, se déplace à deux pattes. Il tue parfois par insouciance et même par plaisir, fabrique des outils qui polluent et détruises la planète. Puis il aime bien se créer des histoires de peurs. Vous avez probablement devinez de quel animal il s’agit.

  10. silver price dit :

    Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.

  11. silver price dit :

    Voici une légende écrite par Marcellin La Garde (29) à la fin du 19ème siècle, qui pourrait bien avoir comme origine un fait divers réel. C’est l’histoire d’un fiancé qui attend sa promise, Louise, au bal. Louise n’arrive pas, le fiancé inquiet, se rend à la maison que Louise partage avec son père et sa soeur Thérèse. Thérèse est seule, elle apprend à Bertrand que leur père a disparu dans la Fagne et que malgré l’inquiétude qu’elle ressentait pour son père, Louise a quand même tenu a aller au bal. Suivant les traces laissées dans la neige par sa fiancée, Bertrand trouve le corps de la jeune femme à moitié dévoré par deux grands loups près d’une fontaine, il tue les animaux, enterre sa fiancée, trouve le lendemain le corps du père lui aussi tué par les loups et finit par épouser Thérèse. D’après LAMBORAY, Marcellin La GARDE, exprime une vision des choses liée à une certaine conception de la religion, très rigide et contraignante. Pour lui, le désir physique, la passion charnelle est vulgaire et dangereuse. Une jeune fille ne peut pas se laisser entraîner par son instinct mais doit se distinguer par sa modestie, son obéissance, son respect pour ses parents. Or dans l’histoire, la jeune fille a préféré la passion à l’amour pour son père: elle doit être punie. Les deux loups représentent non pas les forces du mal mais les instruments implacables du châtiment divin. Nous voyons donc que la légende a transformé une mort tragique en leçon de morale. Nous voyons aussi que le loup est soit le diable, soit un instrument de justice. Il est lié à une dimension « religieuse » de l’homme et évoque des forces qui le dépassent. Dans les deux dernières légendes que je vais expliquer, on va voir aussi que selon les cas, le loup est dans le camp du diable ou dans le camp de Dieu. 29 Marcellin LA GARDE, Le val d’Amblève, Aywaille, les publications ardennaises, s.d.

  12. gold account dit :

    Beaucoup de gens pensent que les loups doivent vivre à nouveau dans notre nature, mais certainement pas près de leur propre porte est la devise. Toute personne de bon sens sait que les loups ne mangent pas l’être humain. En même temps, les gens ont peur si des loups devaient vivre dans leur voisinage. Parce qu’ils ont peur que le loup attaque s’il devait se sentir menacé ou avoir faim. Voyons si cette crainte est exacte.

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