8%…

- 21 octobre 2014

rafiotIroniquement, c’est le régime parlementaire britannique qui sauvera peut-être le PQ d’une mort qui autrement serait certaine.  Le sort habituel des naufragés qui inspira à Géricault ce chef-d’oeuvre: Le Radeau de la méduse…

Le triste score de 8% obtenu par le PQ dans Lévis lundi n’aura toutefois pas d’impact visible à court terme.

Portant fièrement le chapeau – et appréciant le dodu budget- d’Opposition officielle de sa Majesté, les péquistes profiteront d’une présence parlementaire inversement proportionnelle à leurs appuis dans la population.

C’est la tradition britannique qui veut ça; l’Opposition officielle a le droit de poser la majorité des questions à l’Assemblée nationale, à commencer par les premières, toujours les plus importantes aux yeux des médias. Ainsi, mardi, Stéphane Bédard a posé ses questions sur l’économie, Bernard Drainville a suivi avec le pétrole, puis Martine Ouellet a aussi dénoncé le virage pétrolier du gouvernemenet; du déjà vu qui, en plein psychodrame terroriste, ne fera pas la manchette…

Remarquez que ces temps-ci, peu importe les questions posées, Philippe Couillard les renvoie avec la facilité d’un joueur de ping-pong chinois…

François Legault ne se gêne plus pour dire que sa Coalition représente désormais la véritable oppositon aux libéraux. Peut-être.

Au PQ, on avait le sourire difficile ce matin. On peut trouver toutes sortes d’explications mais il reste que 8% pour un parti formant l’Opposition officielle, c’est un désastre. Claude Poirier pourrait dire que, comme un condamné, le PQ vit sur «du temps emprunté»…

Il est vrai que, sans chef, un parti a de la difficulté à trouver son ordre de marche. Le PQ n’avait rien à offrir, outre un candidat jeune, sans doute de qualité, mais loin d’être une vedette locale.

Le 8% de lundi n’est qu’un craquement de plus dans le plancher des indépendantistes…

Les garderies avant la patrie!

- 30 septembre 2014

pkpC’est Marc Laviolette qui doit être content de voir PKP sortir la harpe et confier au Devoir combien il tient aux programmes sociaux. Un «choix historique», dit M. Péladeau.

Un choix qui coûte cher, en taxes et en impôts, et qui a creusé une dette abyssale mais bon, il faut ce qu’il faut quand on veut plaire aux péquistes…

Aux péquistes comme Marc Laviolette, un ancien de la CSN, qui, comme Claudette Carbonneau et Gérald Larose, collent aux flancs du PQ depuis des lunes…

Laviolette expliquait mercredi aux Francs-Tireurs que l’indépendance, c’est bien beau, mais pas au détriment de nos programmes sociaux.

«L’important, a-t-il dit, c’est le type de société qu’on s’est donné au Québec, avec nos services publics, il faut que ce soit préservé, on fait pas un pays pour détruite ça»…laviolette

Autrement dit, les garderies avant la patrie! Les programmes avant le pays!

À gauche, le patriotisme est conditionnel, il l’a toujours été.  Déjà au temps de René Lévesque, les centrales syndicales chantaient l’Ô Canada pour lui faire cracher le morceau avant le référendum de 1980… Il s’est repris ensuite sans trop remords…

L’appui au OUI (et donc l’appui à PKP) est toujours conditionnel au statu quo. Lequel ne profite pas à tout le monde également; un coup d’oeil aux retraites convaincra les plus sceptiques…

M. Péladeau se tasse donc à gauche et, pour le rigodon du leadership, se place à côté des autres: Martine Ouellet, Jean-François Lisée, Bernard Drainville. Il ne manque que Martin Aussant, planqué à Londres.

À droite, ne cherchez pas, c’est le désert…

Quand j’ai vu Le Devoir en kiosque, mardi matin, j’en croyais pas mes yeux. Le titre sur toute la page: Pierre Karl Péladeau contre l’austérité. Hein? Quoi? Mais qu’est-ce?

Surpris, vous dites?

Pas de l’austérité en Une. Non, tout le monde sait que Le Devoir est contre l’austérité, jusque dans ses pages littéraires… La gratuité scolaire?, why not! 

Mais j’étais surpris de voir que M. Péladeau l’était aussi. Contre l’austérité.  Selon lui, il y a place à l’optimisme, parce qu’on est pas encore la Grèce.

On verra plus tard, une fois finie la course au leadership du PQ, s’il gardera le cap sur la dépense. Parce que les sondages Léger, même ceux du Devoir, indiquent les uns après les autres que les Québécois sont très majoritairement favorables à une révision des programmes, à un ménage dans les dépenses publiques.

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* Les contribuables ne sont pas cons, ils savent bien qui profitent vraiment du modèle québécois…

Ce sont ceux qui l’incarnent ce fameux modèle. Le débat sur les retraites a achevé de les convaincre…

Ils devinent aussi qu’ils ne pourront pas toujours être les plus taxés, les plus endettés et les plus dépensiers. Un jour ou l’autre, ce sera un vrai cauchemar…

Pour le moment, au PQ, on joue à Québec solidaire. Ou à Robin des bois, ce qui revient au même.

Dans quelques mois, tout le monde sera revenu sur le plancher des vaches… La réalité politique s’imposera d’elle-même, au PQ comme ailleurs…

 

 *GRAPHIQUE: ANTAGONISTE

 

Précaution devant l’abîme…

- 14 septembre 2014

charLa commission Charbonneau est terminée. Ce qui en reste ne nous apprendra pas grand chose…

On ne doute d’ailleurs plus de l’essentiel: le Québec était corrompu sans bon sens…

Les Québécois se faisaient fourrer par tout un chacun, à grande échelle, par les ingénieurs, les entrepreneurs, les syndicats, les fonctionnaires, la mafia, dans une sorte de gang bang subventionné par la majorité silencieuse, taxée jusqu’à l’indécence, mais soumise, docile, inoffensive… Ce qui fait surgir une question : peut-on faire un pays quand le caractère fait défaut?

Ce qui surprend les dégourdis, c’est l’arrêt des interrogatoires, tout juste avant d’atteindre le sommet de la pyramide: comme si on ne voulait pas diriger la lumière sur le vrai visage de la gangrène, et vers ceux qui, au fil des ans, l’ont érigée en système.

Marc Bibeau, le multimillionnaire du béton, grand boss du financement sectoriel du Parti libéral du Québec, eh bien ce monsieur, on ne le verra pas répondre aux questions devant tout le Québec.bibo

Pourquoi lui épargne-t-on ce supplice? Est-il trop occupé pour daigner répondre à des questions du genre: Pourquoi alliez-vous au caucus libéral? Les exposés «power point», c’était pourquoi au juste? Il servait à quoi au juste, le fric?

Il y a aussi l’ex premier ministre Charest. On ne le verra pas non plus mais il avait sans doute des choses à dire sur tout ça.

On se dit probablement que le bon peuple sera satisfait d’avoir vu et entendu Nathalie Normandeau et Julie Boulet, des personnages secondaires, manifestement jetées en pâture aux médias pour nous donner la mesure… Et bonne conscience à la commission…

Même le témoignage des perroquets d’Hydro-Québec avait de quoi donner la nausée; l’insignifiance a atteint alors des sommets. Allons donc! Le plus important «donneur d’ouvrage» qui soit aurait, lui, toujours marché droit, en échappant aux influences politiques et autres? Fermez les yeux et vous entendrez Franco Fava rire dans sa Ferrari…

On dirait qu’il avait été prévu de ne pas aller trop loin. Rien n’explique encore cette étrange décision de la juge France Charbonneau.

On raconte dans les officines où les couteaux volent bas que la brave dame prendra sa retraite une fois son rapport complété. Pour elle, c’en sera fini; viendra alors la belle vie, les croisières en Méditerranée, le doux vent du large emportera notre déception… Mais la pensée qu’elle n’aura pas fait entrer le train en gare nous hantera longtemps…tony

«On ne fait pas le procès de personne», a rappelé la semaine dernière la procureure Sonia Lebel dont la performance devant le suave Tony Accurso a été pour le moins décevante.

-Avez-vous payé un pizzo à la mafia, M. Accurso?

- Ben non, j’ai jamais payé personne…

Espériez-vous, vraiment, qu’avec une question aussi naïve, le plus important entrepreneur en construction du Québec tombe dans le panneau et réponde comme un parfait imbécile:

-      Ben oui, j’ai payé le pizzo à Vito, pis à Nick, ils pourront pas confirmer, sont morts anyway, mais je faisais attention de ne pas aller au café Consenza parce que c’était surveillé par la police. Pis le vieux Rizzuto remplissait ses bas avec des bills de cent, alors je mettais pas les pieds là mais bon, pour le reste, j’ai fait comme les autres. You know, j’avais peur, pis j’avais pas envie de finir dans le ciment d’un trottoir ou que mon Touch saute aux Barbades.

 Finalement, le gluant Accurso est sorti de là quasiment glorifié. Peut-être achèvera-t-il sa réhabilitation à Tout le monde en parle… Ça lui vaudrait sans doute d’autres chroniques libidino-révérencieuses.

johnnySon téléphone a dû sonner maintes fois ces jours-ci. Ses chums, ses «frères», les pique-assiettes professionnels de la FTQ, les parasites patentés du syndicalisme moderne, les escrocs de la finance subventionnaire, ils ont tous dû lui dire bravo, bravo, bravo Tony, t’es un vrai, tu les as roulés dans la farine comme des beignes…

J’imagine le gros Johnny rigolant dans son La-Zy-Boy, la trempette sur sa bedaine de bière, croquant carottes et céleris en regardant son chum à la télé… Il se bidonne sans doute autant en regardant le solde de ses comptes bancaires…gilles-surprenant

Tout cela laisse les Québécois abasourdis. Sonnés par l’ampleur de la corruption et, surtout, dégoûtés par l’amoralité de ses élites. L’injustice institutionnalisée rend le cynisme incurable.

La commission Charbonneau aura finalement épinglé des fonctionnaires (à la retraite), des seconds rôles politiques, des syndicaleux sans scrupules, des entrepreneurs contrits et des ingénieurs repentants mais, on devine qu’il y avait plus… Que le courage a manqué.

On a mis un pied dans la vase mais on n’ira pas plus loin. De peur de s’y engloutir… Sans doute le principe de précaution devant l’abîme.

L’insoutenable légèreté libérale

- 17 juillet 2014

gaetan-barrette_liberalImpossible de ne pas se désoler de l’affaire Bolduc. De ne pas en avoir marre de ce genre d’abus du fric collectif.

Yves Bolduc, médecin et ministre de l’Éducation, s’en est mis plein les poches quand il était député de l’opposition. À deux mains dans l’assiette au beurre. Médecin, député, gratiné des deux bords…

«Travaillant», dit-il de lui-même, l’abbé Pierre des honoraires.

Qui ne le serait pas dans les conditions qu’il avait édictées alors qu’il était ministre de la Santé? N’importe qui serait «travaillant» avec 215 000 $ en sus reste…

Une prime pour faire sa job, c’est curieux quand même. Et c’est ça qui emmerde le contribuable moyen, de plus en plus moyen d’ailleurs, et à cause des honoraires…

Une prime en plus des honoraires réguliers de la pratique médicale, en plus d’un salaire de député et des multiples allocations dont profitent les élus de l’Assemblée nationale… Iphone, portable, et tutti quanti… Il reste quoi à payer? La tarte aux pommes, les pneus d’hiver et les bobettes…

C’est vrai que député de Jean-Talon, quand on est «travaillant», c’est décevant. C’est presqu’un hobby, le job de député,  pour un Doolittle hyper actif. C’est un peu comme député d’Outremont ou de Mont-Royal. Y a pas grand monde aux portes du bureau de comté; les cas d’aide sociale, de CSST, de curatelle ne sont pas courants en haute ville… Les pleins ont un seul véritable malheur: l’impôt.

Il y a quelques incontournables, comme partout ailleurs. Des comités de loisirs à gratiner ou des organismes communautaires à subventionner ; un chèque discrétionnaire par-ci par-là, des fonds tirés du programme de soutien à l’action bénévole; c’est une discrète petite caisse, gérée par le ministère de l’Éducation, et qui permet au député de se faire valoir sans que ça lui coûte un sou… La générosité, ne vous en faites pas, est subventionnée. Comme le reste. Le fromage à pâte molle, les échecs informatiques et les voyages en train du sous-ministre adjoint. Je ne serais pas surpris qu’on finance la lecture de Kundera; la Fête de l’insignifiance y prendrait tout son sens…

Le contribuable moyen devine tout de même que ça ne va pas bien au buffet des fonds publics. Et cette affaire, l’affaire Bolduc, l’a tellement écoeuré qu’elle ne mourra pas de sa belle mort parce que le champion du stéthoscope, pris la main jusqu’au poignet dans la bonbonnière, remboursera une partie de son magot. (Remarquez qu’il ne l’aurait pas fait s’il n’avait pas fait la manchette…)

Elle va coller au talon de Philippe Couillard comme une gomme à mâcher. Parce que non! Ce n’était pas une «grosse tempête dans un bien petit verre d’eau». C’est apparemment comme ça qu’on a vu les choses chez les docteurs…

Ce sera bientôt drôle de les voir parler dans le vide. De faire des bulles à la télé…

De les entendre supplier les Québécois de croire à l’austérité, à la responsabilité budgétaire, à faire plus avec moins. De faire différemment que les médecins qui en font de moins en moins pour toujours plus…bolduc

Bolduc l’a foutu en l’air, le message d’austérité. Pfftt! Zip! Kaput!

Ce sera rigolo de les voir parader, l’air simili contrit, et de les entendre, les docteurs Couillard, Barrette, Bolduc, dans les prochaines négociations avec les employés du secteur public. S’il y du fric pour l’aristocratie médicale, pourquoi n’y aurait-il pas pour les autres ? Parce qu’il n’en reste plus ? Non! C’est pas possible! Et c’est à cause de ça, l’austérité?

Le gouvernement Couillard est dans de sales draps et le temps n’arrangera pas les choses.

La moindre coupe à l’aide sociale sera mesurée avec la prime de Bolduc, cinq fois moins importante que celle de 1,2 million, empochée par Barrette Gaétan, médecin-ministre de la Santé, et hautement estimé par son syndicat médical! Ça facilite la rupture, paraît-il, et les cons ne doivent pas en faire une «tempête dans une flûte de champagne»…

L’affaire Bolduc nous autorise tout de même à exiger que soient dévoilés tous les privilèges – les honoraires, les frais connexes, les tarifs en douce ou en cash- consentis aux médecins ces dernières années. Les moins «travaillants» au Canada, a-t-on appris récemment. Parce qu’il n’y a pas que des primes dans les ententes négociées. Il y a des PPP nouvelle sauce. De petits privilèges particuliers, et surtout fiscalisés. Négociés dans le dos des contribuables, évidemment. D’ailleurs, on ne sait trop rien des actuels pourparlers et ça n’augure rien de bon cette tradition du silence politico-médical… La santé, avec ses milliards et ses multiples secrets, ressemble de plus en plus à l’UPA…

Tout ça, à mon avis, est très intéressant et j’ai vraiment hâte à l’automne. Surtout que le Front commun, rebaptisé Alliance intersyndicale pour nous épargner des décennies de mauvais souvenirs, fourbit ses armes et s’apprête à nous faire pleurer sur le triste sort des employés de l’État… Parce que la sécurité d’emploi n’empêche pas l’insomnie; on dort mal partout, c’est connu. Et tellement triste.

En attendant, quand je pense à Bolduc ou à Barrette, aux primes et aux salaires que se donnent les tenants du pouvoir, je tape sur des pieux en serrant les dents,  je place et replace des dalles de béton que la colère rend plus légères…

Grâce à l’aristocratie sanitaire, je suis plus «travaillant» que de coutume et, demain ou après-demain, ma terrasse sera d’une solidité exemplaire…

photo

J’y retourne de ce pas, ça suffit pour aujourd’hui. Restons zen, restons calmes, comme à la Régie du cinéma ou à la Commission de toponymie…

Allez, bon vent, bonne journée. Les gens heureux n’ont n’a pas besoin d’une prime pour apprécier la vie et les plus humbles boulots…

Le brouillard se lève sur le fleuve, les corbeaux jacassent dans les épinettes et mes outils semblent impatients…

Quand j’aurai terminé, je retournerai à la pêche. Là où y a personne…

À +

 

Marois, la droite et l’Outaouais

- 9 juin 2014

pineaultJ’ai sursauté. L’extrême droite? Hein, quoi! Genre des nazis? Des fascistes? Des violents comme en Europe? Ah bon! J’ai peut-être manqué quelque chose… Peut-être se passe-t-il autre chose que la poursuite pépère des affaires courantes. Il me semble pourtant que le Québec est tout à fait calme.

Le voile islamique ne l’inquiète plus, les Pineault-Caron ont repris le maquis et la commission Charbonneau fait défiler les témoins dans l’indifférence générale.

Et aussitôt qu’on invoque publiquement un contrôle des dépenses, le tollé autorisé s’exprime et impose le silence. L’extrême droite est peut-être partie en vacances jusqu’à l’Halloween…

droite

Alors à quoi Pauline Marois fait-elle référence? Peut-être s’est-elle empêtrée dans un cliché : tout ce qui ne concorde pas avec les intérêts du national-syndicalisme est forcément déplorable… Et doit naturellement être disqualifié, et de la pire façon…

Pourtant, au Québec, pour voir un fascisme s’exprimer de temps à autre, c’est à gauche qu’il faut regarder. On l’a vu durant la crise étudiante; cet aspect de la violence organisée n’a malheureusement pas été montré par la commission Ménard… On a vaguement parlé des autobus de la CSN, du soutien syndical à la «manif-action» de  Victoriaville mais, sur l’essentiel, du vent…

Secondé par l’ex présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, l’ancien ministre péquiste ne se sentait peut-être pas obligé d’aller si loin dans la recherche de la vérité. Les sources de la violence de 2012, on les connaît quand même, M. Ménard doit bien s’en douter lui aussi. On les reverra bientôt, à la faveur des négociations du secteur public.

Or donc, dans la plus pure tradition péquiste, Pauline Marois a laissé tomber une énormité en quittant la scène pour de bon, à Drummondville, samedi.

À savoir que le Québec ne serait pas à l’abri d’une montée de l’extrême droite parce que sont menacées par la critique du statu quo les grandes mesures sociales qui distinguent le Québec, les mesures les plus coûteuses et mises de l’avant par des gouvernements péquistes…

L’extrême droite, rien que ça… Mais il faut savoir ce que c’est l’extrême droite.pauline

En Europe, les mouvements d’extrême droite sont surtout ligués contre l’immigration. Rien à voir avec les appels (polis) à la retenue fiscale entendus au Québec, émanant parfois d’experts qui n’ont absoluement rien de fasciste: profs retraités, universitaires, chambreurs de commerce,  choristes officiels du patronat, etc.

Des gens bien gentils en général. Je ne me souviens pas d’avoir vu récemment une manif du Front de libération des contribuables.

Ici, dans l’idéal de La Belle Province, les seuls élans apparentés à l’extrême droite ont été perçus lors du débat sur la charte des valeurs québécoises, justement mise de l’avant par Pauline Marois. Elle n’y avait peut-être pas pensé, sans doute déconcertée par le laïus de Lucie Laurier…

Mais autre chose m’a frappé dans son discours, le dernier avant le long silence.

Pauline Marois a confié que c’est en Outaouais qu’elle est devenue souverainiste. C’est là, a-t-elle dit, qu’elle a pu voir comment on perdait sa langue et sa culture. Chiche, c’est plaisant l’Outaouais. Faudra «faire sûr» d’aller y voir…

J’imagine les grimaces et le malaise des électeurs de cette région en entendant ça… Certains, là-bas, y verront sans doute un affront.

Mme Marois a sans aucun doute assuré des années de succès politique au PQ dans l’ouest du Québec. Mais bon, je sais, ça ne changera rien.