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NON !

- 21 avril 2012

aprofs

La haine que certains éprouvent envers le Parti libéral les détourne de l’essentiel. Bien sûr, j’en conviens aussi, Jean Charest n’a pas été très fort en se moquant des manifestants qui tapaient sur les parois vitrées du Centre des congrès où se tenait le Salon Plan Nord. Ça lui restera collé à la peau durant longtemps. C’est une grave erreur avant de possibles élections.

Cela dit, qu’avons-nous vu vendredi à Montréal? Des intellectuels qui réclamaient la gratuité scolaire ou des anarchistes qui trouvent l’occasion de faire la démonstration de leur expertise?

Les Québécois ont la chance immense de vivre en démocratie. Voudraient-ils changer ça? S’en remettre à l’ordre établi par des forces invisibles? Parce que ne croyez pas que les manifs des récentes semaines ne sont que le fait de seuls étudiants. Il y a des pros dans ce magma de cagoulés. Ils savent que la lutte des classes passe par la rupture de la paix sociale. C’est exactement ce qu’ils obtiennent en cassant tout sur leur passage.

Que feraient François Legault, Pauline Marois ou Amir Khadir devant une telle horde? Ils discuterait. Ils diraient oui au gel, à la gratuité? Ils plierait l’échine? Jusqu’au prochain coup de force…

Un État démocratique ne peut accepter de se faire dicter ses actions par des vauriens. Un État démocratique ne doit pas céder devant l’intimidation, la violence et le vandalisme. Un État démocratique sain doit s’élever en bloc contre les contestataires qui, en cautionnant ces gestes, les encouragent.

Ce n’est pas Jean Charest qu’il faut voir derrière le refus de l’État à discuter avec des maîtres-chanteurs. C’est une certaine idée du Québec qui doit résister à ceux qui imposent les leurs par la force.

Il y a des forces invisibles derrière ces hordes supposément en colère. Des forces qui n’ont rien à foutre des 350 $ (89 sous par jour) réclamés de plus en droits de scolarité, les moins chers en Amérique du Nord…

Des forces qui ne font que lancer un autre message, plus subtil, au pouvoir démocratique, aux élus, surtout aux futurs élus: ne touchez pas au statu quo. Les privilèges de ceux qui profitent de cet État hyper généreux sont intouchables… Il vous en coûtera… Voyez ce que nous pouvons faire avec les étudiants…