La langue étrangère

- 14 octobre 2012

speak

Nos compatriotes anglophones ont la mine basse ces temps-ci. Depuis l’élection du PQ, ils ont l’air plus minoritaires, accablés presque. C’est vrai que minoritaires chez les minoritaires, c’est pas winner comme on dit à Pierrefonds.

Quand les anglos constatent ce que veut faire le gouvernement Marois de leur langue maternelle, ils sont dépités, c’est le moins qu’on puisse dire en lisant les manchettes de leurs journaux.

On l’oublie souvent mais l’anglais n’est pas une langue officielle au Québec. Ce qui est discutable, du point de vous des anglophones surtout, puisque l’anglais l’est au Canada et que le Québec est toujours une province canadienne… Certains ne se formalisent pas d’une telle absurdité.

Gérard Deltell, leader parlementaire de la CAQ, disait jeudi que l’on devrait cesser de «voir l’anglais comme la langue de Lord Durham ou la langue des plaines d’Abraham».

Il déplore que la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy, considère la langue de Shakespeare comme une «langue étrangère». M. Deltell propose plutôt «d’aimer et de respecter» nos compatriotes anglophones. Jean-Marc Fournier, chef substitut des libéraux, déplore, lui, que le gouvernement fasse preuve d’intolérance envers «les Québécois d’expression anglaise».

Trop de place

Chez les souverainistes, on voit les choses autrement. Les anglophones, selon eux, prennent tout simplement trop de place au Québec. Ce sentiment de rejet émane très nettement du dernier document produit par les États généraux sur la souveraineté du Québec.

On y notait, par exemple, que les anglophones ne représentent que 12,9 % de la population métropolitaine, que  8,3 % de la population québécoise. Mais, grâce du CRTC, «les anglophones ont accès au tiers des stations de radio et à la moitié des chaînes de télévision». Avec The Gazette et The Record en Estrie, les anglophones ont aussi droit à 17 % du tirage des journaux. On laisse entendre évidemment que les anglophones sont plus présents dans l’espace public que ce que devrait logiquement permettre leur poids démographique.

Le document ne précise pas si, dans un Québec souverain, il y aurait moins de radios et de télés anglophones. On peut le déduire.

Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement Marois ne soit pas très chaud à l’idée de faciliter l’enseignement de l’anglais dans les écoles du Québec.

Il n’est pas rare de voir les gouvernements considérer la tolérance comme une marque de faiblesse. C’est étonnant puisque la plupart d’entre nous pensons le contraire.

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32 commentaires

  1. roger h dit :

    «  »"Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement Marois ne soit pas très chaud à l’idée de faciliter l’enseignement de l’anglais dans les écoles du Québec. »" »

    C’est faux « ce n’est pas une question de faciliter »

    lorsque j’ai étudié l’anglais commençait en 5e année et ça ne m,a pas empêcher de l’apprendre, il y a 500 médias en anglais ici, il faut être sourd et muet pour ne pas l’apprendre.

    Puis les libéraux ont ont décrété qu’il fallait commencer en 3e .

    Puis le très «  »intègre et honnête »" » JJ Charest a décrété il y a 5 ans qu’il fallait commencer en 1ère, c’est ridicule, il faut d’abord commencer par maîtriser sa langue maternelle, le français qui est et doit être la langue commune

    quelles étaient les compétences de Charest pour décréter que les Québécois doivent apprendre l’anglais dès la première année. C,était simplement celle d’un idéologue Canadian radical (comme dit Bachand) qui voulait bilinguiser le Québec dans son beau Canada , unilingue anglais

  2. A. Arcand dit :

    Non seulement nous somme inondés de médias anglophones mais les anglophones ont aussi leurs propres universités et bientôt leur propre méga-hôpital alors qu’ils ne sont que 8,3 % de la population ! 8-O

    La loi oblige aussi de donner aux anglophones tous les services gouvernementaux dans leur langue …

    Ce n’est pas parce qu’on dit dans un dictionnaire que «le français est la langue officielle au Québec» que c’est nécessairement vrai … ;)

  3. seb dit :

    Seulement 340 millions d’anglophones en Amérique du Nord…

  4. lpb dit :

    @Roger , le paragraphe commencant pas Deltell…sur mesure pour toi mon ami

  5. ginette gazaille dit :

    @ roger h

    JJ Charest, comme vous dites, a appris la langue anglaise à sa naissance. Et je ne pense pas qu’il ne l’ai jamais regretté, ce fut surement pour lui un grand avantage. Et il voulait surement le faire partager par tous les Québécois, en mettant l’Anglais au programme dès la 1ère année du primaire. Cela ne l’a pas empêché de faire carrière en Français. Ces parents lui ont fait faire ses études en Français, comme ils auraient pu adopter l’Anglais mur-à-mur. Donc, c’est une question de choix.

    Vous dites que tous et chacun peuvent apprendre facilement la langue anglaise sans avoir recours à des cours. Si c’était si facile tous les Québécois seraient bilingues, ce qui est loin d’être le cas. Tous n’ont pas une oreille auditive. Vouloir se restreindre qu’au Français dans une mer d’anglophones, c’est une aberration.

  6. Pierre-Luc Tremblay dit :

    La communauté anglophone veut toujours avoir toute la place. Elle ne parle jamais du traitement horrible que l,on peut qualifier de maître qui jettent des restants de table aux animaux qu’elle réserve à sa propre minorité francophone dans le Rest Of Canada. Je déteste ce double standard: Traitez-nous comme des rois quand on est minoritaire mais on vous traite comme des déchets quand nous sommes majoritaire.

    Quand on sait que 19% des Canadiens anglophones sont bilingues alors que le chiffre monte à 68 % des québécois francophones, on se demande qui est fermé sur le monde et n,est pas ouvert sur les autres cultures…

  7. Sylvie Moreau dit :

    D’entrée de jeu, je dirais que toutes les politiques du PQ depuis leur accession au pouvoir ne font qu’encourager les divisions : les riches contre les pauvres, l’école privée contre le réseau public, les français contre les anglais… Rien pour rétablir l’harmonie dans la population. C’est vraiment désolant.
    Mais revenons-en au fait de l’anglais. Il faut faire l’autruche pour imaginer aujourd’hui que nos enfants pourront performer et s’épanouir en français seulement. Nous ne vivons plus en vase clos. Tout travail de calibre demande de parler anglais, le simple voyage de plaisance demande de parler anglais. À une certaine époque, l’esperanto devait devenir la langue universelle. Ça ne s’est pas fait, c’est l’anglais qui a eu prépondérance. Et c’est pourquoi, tout québécois devrait l’apprendre, et plus l’enfant l’apprend jeune, plus ce sera facile pour lui.
    Certains y voient une menace pour le français. J’y vois une richesse supplémentaire, des capacités plus développées, des opportunités ouvertes, des québécois qui agissent avec confiance au niveau international.
    Je ne suis pas souverainiste, mais même si le Québec devait devenir souverain, l’anglais demeure une obligation commerciale, politique, artistique, dans un monde dont les frontières sont de plus en plus théoriques.
    Dans cette idéologie péquiste, je vois un peuple qui se sent menacé par la mondialisation, et qui se referme sur lui-même. Je préfère penser à des enfants fiers de leurs racines et bien équipés pour l’avenir… ouverts sur le monde. Plus ils connaîtrons de langues, mieux ce sera pour eux et pour le Québec.
    NOTE : je suis certaine que même madame Marois n’est pas fière d’elle lorsqu’elle voyage à l’étranger.

  8. Peterson dit :

    PLT, tant que les souverainistes continueront de vouloir venger les misères du passé en traitant les anglos du Québec comme des lépreux, et tant que l’apprentissage de l’anglais sera traité comme une chaudepisse, vous ne pourrez faire progresser le Québec vers son plein potentiel.

  9. Emmanuel Denis dit :

    Je suis contre les extrémistes libéraux qui utilisent la tolérance à l’extrême quitte à menacer la survie du français à Montréal où à peine la moitié des Montréalais (54%) sont des locuteurs francophones et je suis également contre les extrémistes péquistes qui croient qu’on doit réduire l’enseignement de l’anglais dans les écoles francophones

    En tant que citoyen francophile et tolérant, je suis d’avis que le gouvernement n’a d’autres choix que d’obliger les immigrants à étudier en français dans les cégeps et dans les écoles professionnelles et d’adopter des lois pour franciser les petites et moyennes entreprises de 10 à 50 employés qui sont les principaux employeurs chez les nouveaux Québécois. Dans une société québécoise qui reçoit 40 000 immigrants annuellement et qui est témoin d’une baisse importante du taux de natalité chez les francophones, le gouvernement doit s’appuyer sur les immigrants pour maintenir le même taux de francophonie au Québec

    Mais il est possible de franciser les immigrants et de défendre le français tout en améliorant les connaissances en anglais des francophones. Améliorer la qualité des cours d’anglais langue seconde dans les écoles francophones et enseigner l’anglais en première année ou en maternelle n’assimilera pas les jeunes francophones et ne réduira pas leurs compétences en français. Cependant, il ne faudrait pas pousser à l’extrême en transformant nos écoles francophones en écoles bilingues ou anglaises en enseignant la moitié d’une année scolaire en anglais…

    Je suis 100 % d’accord pour que les jeunes apprennent l’anglais dès la première année, mais contre l’idée d’angliciser nos institutions francophones au primaire, au secondaire, au cégep et à l’université !

    Je suis aussi pour la loi 101 au cégep, car cette loi francisera tous les immigrés, tant les jeunes que les adultes n’ayant pas étudier dans nos écoles, et francisera ainsi le marché du travail et l’éducation supérieure à Montréal…

  10. ginette gazaille dit :

    @ Pierre-Luc Tremblay

    Vous y allez un peu fort quand vous dites que le ROC (comme vous appelez le Canada anglophone) bafoue leurs Canadiens francophones. Ils obtiennent beaucoup plus de respect qu’ils auraient aux États-Unis ou dans tout autre pays anglophone ou de toutes autres langues.

    Ayant visité les Provinces Maritimes récemment, nous y avons découvert des villages à 80% francophone. Ayant leur Université et leurs services en Français. Ce que vous reprochez à nos anglophones d’ici. Je sais bien que le désir des péquistes: c’est que les anglophones quittent le Québec. Un bon nombre de moins pour voter NON à un prochain référendum.

  11. Antoine B. dit :

    @ Pierre-Luc: Tu peux me traiter de colonisé si tu veux, c’est un terme pas mal à la mode, mais je vois pas pourquoi l’américain du Nebraska devrait parler français ou espagnol, ou pourquoi l’albertain de Fort McMurray devrait parler français! Le Canada est grand à un point tel où mis à part quelques petites communautés isolées dans chaque province, un albertain de Fort McMurray ne verra pas une communauté francophone à plus de 80% en bas de 3800 kilomètres!

    Ta statistique est sûrement par rapport au Canada au total, car les anglophones du Québec sont bilingues à 69,8% et les francophones à 36,1% (Secrétariat à la politique linguistique du Québec, 2006).

    En Europe, c’est très sain d’apprendre plusieurs langues, le 3800 kilomètres séparant Fort McMurray à l’Outaouais, équivaut à l’Espagne jusqu’en Russie, où il y a 7 pays et 7 langues différentes sur la route. Il est très normal d’apprendre la base de langue du pays voisin lorsque tout est proche. En Amérique du Nord, il y a 2 langues: anglais à 99% et le français à 1% sur un territoire de plus de 19 millions de km2! Trouve-moi une autre région dans le monde où la situation est semblable!

    Si l’Albertain n’a pas de communauté francophone à moins de 3800 km, pourquoi l’Espagnol devrait apprendre le russe tant qu’à y être? Le Russe qui habite à la république de Sakha dans l’extrême est du pays et qui parle le iakoute devrait-il apprendre le tatar, parlé par plus de 6,5 millions de gens dans l’extrême ouest du pays? Certes, il est très poli et même très important selon moi que lorsque nous visitons ces dites régions à la langue étrangère, apprendre quelques mots locaux seraient très appréciés. Mais lorsque nous n’y mettons jamais les pieds?

    Tu fais comme tous les québécois: tu parles comme si nous sommes sur une île déserte et oubliez que nous sommes entourés d’anglophones et ça, nous ne pourrons RIEN y changer à moins que nous fassions un génocide.

  12. Dany G dit :

    C incroyable comme nous sommes entouré de stupide. Comme
    si on avait le choix, il faut maîtriser l’anglais en bas âge. Comment
    ça on parle de ça, voyons dont!!! On est entouré d’anglais, la science
    s’exprime en anglais, non mais y faut se comprendre sur cette terre,
    y faut une langue commune, c quoi y comprenne pas ces stupidos là.
    Je suis découragé, non mais y font par exprès pour faire les imbéciles,
    ils font ça pour nous faire choquer, ah je savais, gagne de tanant!!

  13. Pat L. dit :

    @lpb En effet Lord Durham était en fait un hispanique (Is panic)…

    Plus sérieusement, Jean Charest, John James de son véritable nom, a délibérément retardé la divulgation du rapport de Jean-Marc Dermotte commandé par l’OQLF. Sa façon d’agir est très très révélatrice du « problème » que nous avons avec « l’anglais » en général au pays.

    @ ginette gazaille Je suis à étudier une troisième langue, avec des caractères non-latin, et je ne prends pas de cours pour ce faire. Pour l’anglais il en est de même, bien que j’ai reçu des cours à l’école, la pratique de la lecture d’abord et l’écoute ensuite me permettent de me débrouiller passablement bien dans cette langue. En fait la seule chose durable que vous allez faire en vous acharnant à défendre la trop grande place qu’occupe l’anglais au Québec, c’est de me radicaliser encore plus sur la nécessité urgente de refuser tout relâchement dans l’application stricte de la loi 101. Lorsque cette-loi ne sera plus contestée, lorsqu’elle sera appliquée par tous, lorsque l’ensemble des québecois toutes couleurs, races, origines confondues comprendra et parlera le français couramment et parfaitement, et que son écriture sera facile pour tous à ce moment seulement vous pourrez me parler de l’anglais comme langue seconde. Vous êtes bien naïve de prêter de bons sentiments à JJ Charest qui cache les études commandées à Jean-Marc Dermotte par l’OQLF, avec la complicité de Christine St-Pierre. Deux loyaux obscurantistes du Canada oeuvrants au Québec. Si vous réclamez de l’éducation, de l’enseignement ou de l’instruction, apprenez donc de ces comportements, et relisez les études qui disent que l’emploi du français au Québec recule et diminue avec l’usage de l’anglais et l’augmentation de l’immigration mal intégrée à la population québecoise.

  14. Pat L. dit :

    @ginette gazaille, vous dites « tous n’ont pas une oreille auditive ». En effet, car certains sont sourds même aux études manuscrites en français! Ils sont sourds aux évidences, cherchent à défendre l’indéfendable, se complaisent dans leur misérabilisme et ne font pas les efforts minimaux pour atteindre une apparence de bonne foi. Si vous vous complaisez dans la paresse, et c’est ce que j’en déduis face aux moyens qui vous sont disponibles pour apprendre l’anglais, et beaucoup plus faciles d’accès que pour moi apprendre ma troisième langue, je n’ai aucun égards pour vos arguments. Il n’y a qu’une expression vous qualifiant: « Lâche paresseuse »!

  15. lpb dit :

    Est-ce aux gens des regions a se priver de connaissances autres que francophones par ce que la metropole a perdue le controle ??????ECOUTER LES EMISSIONS EN ANGLAIS POUR APPRENDRE LA LANGUE…woooowww les champions , apprend a cuisiner dans ton sofa sans toucher a la cuisine juste pour le fun , C’est clair et certain qu’il faut que cela soit tres prioritairement en francais au Québec , mais pas au prix de l’abrutissement des regions de graces.Pour les ecoles privés..lire Facal de ce matin .

  16. sososo dit :

    Complexé, insécure, faible estime de soi…..ça donne toujours ce genre de fermeture! Y’à rien de mieux ensuite pour former un ghetto sectaire.

    Les souverainistes hassidique, me semble que ça sonne bien, non?

  17. Luc dit :

    Je n’ai rien contre la communauté anglophone du Québec ayant moi-même des origines irlandaises mais celle-ci si on parle ici de minorité, ne s’avère-t-elle pas l’une des plus favorisées dans le monde ? À moins que je me trompe, je crois que 75% à 80% de cette même communauté anglophone n’ont jamais eu à se débrouiller en français dans une province où elle ne représente en fait que 8% de la population………On serait pas à des lunes là derrière la réforme de Mme Malavoy, de vouloir assimiler voire exterminer nos compatriotes shakespeariens ?…….N’en déplaise à M.Deltell, pas de quoi se mettre la tête dans l’autruche et encore moins l’étranger dans la langue seconde……….

  18. Louis Francoeur dit :

    Mieux enseigner et le français et l’anglais à l’école, il me semble que c’est le message clair qu’envoie la plupart les parents québécois.

    Mais nous avons un gouvernement de médiocres qui envoient des ballons politiques plutôt que de gouverner consciencieusement l’État. On les paie, avec leur armée de fonctionnaires, pour réfléchir et proposer les bonnes solutions. Pas pour poursuivre l’implantation de la sociale-médiocratie.

    L’anglais n’est pas une maladie. C’est la nécessaire langue de travail de plus en plus de Québécois qui de l’aéronautique aux jeux vidéos interagissent quotidiennement avec les meilleurs du monde entier. Le monde ne s’arrête pas aux syndiqués de la CSQ, CSN, FTQ, … Le vieux PQ encrouté dans ses années 1970 ne l’a pas encore compris.

  19. sososo dit :

    Ah tiens le traffiqueur en chef des chiffres du PQ vient me donner raison.

    Je viens d’entendre Lisée déclarer en sortant de L’Élysée…. »Ça fait du bien pour l’estime de soi » après avoir reçu une petite bénédiction timide de la gauche Française.
    Vous voyez bien que c’est une gang de complexé!

  20. François Lamoureux dit :

    On l’oublie souvent mais que le français n’est pas une langue officielle dans les autres provinces sauf le Nouveau Brunswick . Ce qui est discutable, du point de vous des francophones surtout, puisque le français l’est au Québec et que le Canada est toujours un pays avec deux peuples fondateurs… Certains ne se formalisent pas d’une telle absurdité.

  21. danny mansour dit :

    Pour survivre parmi 330 million d’anglophone majoritaire en Amérique, les francophones minoritaires du Québec n’hésiteront pas à écraser ses propres minorités.
    (Sarcasme)
    Pourquoi ceux qui revendique le droit à la liberté, la refuse telle aux autres?
    Paradoxe? ou est-ce le syndrome de l’éternel victime…

  22. Soffa dit :

    « Pourquoi ceux qui revendique le droit à la liberté, la refuse telle aux autres?
    Paradoxe? ou est-ce le syndrome de l’éternel victime… »

    Pas un syndrome, ils sont d’éternelles victimes. Vous savez, les victimes de la France des années 1700. Vous savez ces pauvres gens que la France a abandonné pour du sucre et que les méchants Anglais ont dû les adopter. Vous savez ces pauvres victimes qui s’en prennent et se revanchent de l’abandon de la France sur les méchants anglophones canadiens (qui n’ont rien avoir avec les Anglais d’Angleterre, ils sont Canadiens comme nous tous) au lieu de s’en prendre au pays qui les a abandonnés il y a plus de trois cents ans de cela. Vous savez, le pays que les péquistes glorifient, le pays où deux leaders péquistes y sont présentement pour leur lécher…

    En tous cas, qu’un Français ne vient pas me dire que je suis son cousin québécois, il va se retrouver avec une canne à sucre (pas de besoin de vous dire où).

  23. David dit :

    Tout ça, c’est un débat Montréalais. 17% des journaux sont anglophones … et alors? Si leurs ventes leur permettent de survivre, c’est la loi du marché. Et ce 17% là, c’est quoi? 2 journaux sur un total de 12? Bonjour l’assimilation!!!! De Québec, je n’entend qu’une station de radio anglophone. Il n’y a pas de journaux locaux de plus de 5-6 pages en langue anglaise. On peut compter sur nos doigts le nombre d’établissements d’enseignement anglophones. Alors pour ce qui est du « péril anglo-canadian », on repassera. Si Montréal ne vous convient pas, sortez-en.

    J’ai quitté le Québec pour apprendre l’anglais. Je ne parle pas du vocabulaire du Quebecos-Tabarnacos qui sait dire « yes-no.toaster » .. je parle d’avoir suffisament de vocabulaire pour pouvoir exercer mon métier dans un contexte international. Rencontrer des clients et partenaires de toutes origines et parler formation/contrats sans difficulté. Pouvoir lire de la documentation et la comprendre. Pouvoir partager la science et le savoir-faire québécois avec fierté. Et la qualité de mon français n’a pas souffert de l’apprentissage de l’anglais. Beaucoup trop de québécois unilingues francophones sont mauvais en français écrit/parlé et il n’y a aucun lien à faire avec la connaissance de l’anglais. On ne sauve pas une langue en faisant des lois, on la sauve en l’enseignant mieux. Pas plus … MIEUX!!!

    Mes enfants vont aller au privé. Ils auront la possibilité d’apprendre des « langues étrangères » et ne seront pas moins Québécois/Canadiens français pour autant. Seulement, ils auront la chance de ne pas être soumis aux frontières idéologiques et linguistiques du PQ.

  24. Fleur H. dit :

    Je suis une anglophone. Alors peut-être que je dois vous dire que je suis une de vos étrangères. Ouis depuis les élections, on en se sent pas bien au Québec. On nous méprise et on ne sait pas pourquoi. On entend des: on fait reculer le français par notre seule présence. C’est faux. J’ai eu 3 enfants. Ils ont été à l’école en français au primaire et au secondaire. Étant donné que nous sommes dans un milieu francophone, je trouvais important qu’ils puissent étudier en français. Après le secondaire, ils avaient le choix d’étudier soit en anglais ou en français étant donné qu’ils parlaient anglais à la maison. Selon M. Lisée je suis une méchante anglophone qui ne vivait pas en français. Je ne regrette pas le choix que j’ai fait. Je voulais donné à mes enfants le plus de choix possible pour leur avenir. Deux ont décidé de continuer leurs études universitaires en français et un en anglais à McGill. Pour celui qui en a contre les Universités Anglophones, je vous dirais que c’est probablement l’une des Universités Canadienne la mieux cotés dans le monde. Je suis contente et fière du choix que j’ai fait. J’ai choisi au départ des études en français pour mes enfants alors je n’ai pas fait reculé le français au Québec. Faut quand même être réaliste, le Québec est entouré d’anglophones, on va quand même pas se mettre la tête dans le sable quand même. Aujourd’hui parce que je suis anglophone, je suis considérée comme une étrangère dans ma province. Je ne comprends pas cette haine face à nous.

  25. denis dit :

    Qui achete les journaux et écoute la télé et la radio en anglais….
    Porbablement plus de francophones que d’anglophones…
    Ce que j’aime ici au Québec est le choix que nous avons qui
    n’existe pas ailleurs….

  26. Luc dit :

    Je suis contre et ABSOLUMENT contre l’enseignement de l’anglais dans nos écoles. Celà me permet de facturer beaucoup plus cher à mes clients car je maîtrise parfaitement l’anglais … ce qui constitue pour moi un avantage énorme sur les autres Québécois qui sont coincés à travailler seulement avec des clients du Québec francophone et qui payent également trop de taxes et d’impôts dans notre belle province ( en avons nous pour notre argent … question taboue chez les séparatistes ? )

    Avec la maîtrise de l’anglais (et du français comme vous pouvez le constater) je suis très mobile et j’en profite pour délocaliser mes revenus afin de ne plus contribuer à ce système qui est mauvais.

    Pendant que nous avons encore le débat sur l’enseignement de la langue anglaise, nous oublions que nous avons tout à coté de nous un marché de 350 millions d’anglophones et que nos chers cousins français font d’énormes progrès coté enseignement d’autres langues que le français. Allez en France et écoutez la radio qui joue des ‘hits’ anglo pendant que vous allez au ‘parking’ du ‘drugstore’ … :)

  27. Eric dit :

    Un population unilingue est plus docile et plus facile à manipuler et taxer.

  28. Eric dit :

    Pourquoi pas une taxe sur le bilinguisme? Pour chaque langue que vous parlez sauf le français, vous payez une taxe.

  29. G. Tremblay dit :

    S.V.P. M. Hébert,

    Pourquoi vous ignorez ma question? Pour la 3 fois, est-ce que nous pourrions savoir pourquoi votre blogue n’apparaît plus sur Canoe et qu’il faut passer par Google pour aboutir sur votre blogue?

    Merci et bonne journée!

  30. Soffa dit :

    « Je ne comprends pas cette haine face à nous. »

    @Fleur H,

    Il n’y a rien à comprendre, c’est un gouvernement péquiste à saveur communiste méprisante et jalouse.

  31. Soffa dit :

    « Pourquoi vous ignorez ma question? Pour la 3 fois, est-ce que nous pourrions savoir pourquoi votre blogue n’apparaît plus sur Canoe et qu’il faut passer par Google pour aboutir sur votre blogue? »

    Ouin, c’est quoi qu’il se passe??

  32. seb dit :

    Sur 10 provinces, il y en a 9 qui n’ont qu’une seule langue officielle. Sur ces 9 provinces, il y en a une seule qui se démarque par son niveau de bilinguisme élevé, soit 40%. Pour les 8 autres provinces, ce taux ne dépasse pas 7-8%. Pourtant, c’est toujours cette province qu’on accuse d’intolérance et de mépris envers le bilinguisme. Cherchez l’erreur…

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