Au pays des Seahawks

- 1 septembre 2014

Comme par les années passées, je continuerai de couvrir quelques matchs de la NFL sur la route pour le Journal. Me voilè donc à Seattle pour l’ouverture de la 95e saison de l’histoire du circuit, pour le match opposant les Seahawks aux Packers.

L’une des premières choses qui m’a frappé à mon arrivée au centre-ville, c’est le fameux 12e homme. En effet, le «12» est visible dans plusieurs vitrines de commerces, du haut des balcons d’appartements, dans des restaurants… On prend ça très au sérieux, le rôle de partisan, à Seattle! La foule la plus bruyante du circuit a su au fil des ans procurer un avantage du terrain percutant à son équipe. Les Seahawks ont remporté 15 de leurs 16 derniers matchs à la maison, par une incroyable marge de 476 à 205, soit un différentiel de +271 points! C’est évidemment un sommet dans la NFL pour cette période.

Comme je l’écrivais récemment, les Seahawks, à première vue, possèdent tous les éléments pour devenir les premiers depuis les Patriots à remporter le Super Bowl deux années de suite. Toutefois, ce sont les Packers que j’ai choisis pour remporter le Super Bowl. Le duel entre les deux clubs s’annonce fort intéressant.

Les Packers s’amènent donc dans des conditions ardues, mais on ne peut jamais compter Aaron Rodgers et ses acolytes pour morts. Qui remportera ce premier duel de la saison, selon vous?

Il était temps…

- 28 août 2014

La NFL a annoncé jeudi son intention de se montrer nettement plus dure envers les joueurs coupables de violence conjugale ou d’abus sexuels. Il était grand temps…

Ce n’est que mon avis, remarquez bien. Je considère que le commissaire Roger Goodell a bien réagi en annonçant que désormais, une suspension de six matchs serait imposée pour une première faute et qu’un récidiviste serait même banni à vie.

Évidemment, la docile suspension de deux matchs imposée au porteur des Ravens Ray Rice nous revient vite à l’esprit. J’avais fait sourciller certains lecteurs récemment en mentionnant sur Twitter (@SCadoretteJDQ) qu’il était étonnant de voir Rice s’en tirer avec deux matchs, alors que les Josh Gordon de ce monde doivent payer un an pour avoir consommé (à rpépétition, je l’admets), de la marijuana. Quelqu’un m’avait répondu, et c’est tout à fait son droit, que la NFL n’avait pas à punir des joueurs pour des incidents qui n’avaient aucune incidence sur le jeu et qui s’étaient produits à l’extérieur du terrain.

Pour moi, il ne fait aucun doute que la NFL doit agir dans ces circonstances. La ligue devait absolument montrer qu’elle prenait ce phénomène au sérieux. Les incidents de cette nature ont été légion dans les dernières années et les joueurs, bien qu’indispensables au succès phénoménal que connaît la NFL, ne doivent jamais se penser au-dessus de tout, surtout la loi et la décence. À chacun de ces incidents, l’image de la NFL et des joueurs en prend pour son rhume. Est-ce que le fléau sera enrayé? Certainement pas, malheureusement! Mais au moins, la ligue démontre qu’elle prend le tout au sérieux.

Quel est votre avis sur la question? La NFL agit-elle comme il se doit ou devrait-elle éviter de se mêler de la vie des joueurs hors terrain et laisser la justice suivre son cours?

 

Gros échange des Patriots

- 26 août 2014

Il n’est pas fréquent que de gros noms changent d’équipe à ce stade-ci de l’année dans la NFL. Pourtant, les Patriots ont étonné en échangeant aux Buccaneers le garde Logan Mankins.

Cet échange suscite quelques questions. Même si Mankins ne se retrouve pas dans les bulletins de nouvelles parce que son rôle ne lui amène pas la gloire, il a rendu de précieux services aux Patriots, comme en témoignent ses six participations au Pro Bowl (2007, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013). Il est donc, sans contredit, l’une des pierres angulaires au sein de l’offensive des Patriots depuis qu’il a été repêché en 2005.

Évidemment, son âge (32 ans) et le salaire élevé qu’il commandait (contrat de six ans pour 51 millions en 2011) ont peut-être facilité sa sortie. Il faut aussi se demander si le courant passait parfaitement entre le vétéran et le stricte Bill Belichick. Ce dernier ne s’est jamais gêné pour se départir de joueurs que l’on croyait à leur zénith par le passé, quand l’entente n’était plus au beau fixe. Il suffit de se rappeler de certains comme Randy Moss, Deion Branch ou Richard Seymour. Le vieux rusé s’est rarement planté… Mankins, avant l’échange, était troisième en ancienneté chez les Patriots après des dénommés Tom Brady et Vince Wilfork.

En retour, les Patriots obtiennent un choix de quatrième ronde au prochain repêchage, mais surtout le jeune ailier rapproché Tim Wright, sur qui l’ont dit beaucoup de bien et qui touchera un faible salaire cette saison. À sa saison recrue l’an passé, Wright a brillé avec 54 réceptions pour 571 verges et cinq touchés. D’une part, les Patriots se disent probablement qu’il constitue une excellente police d’assurance si les ennuis de santé reviennent hanter Rob Gronkowski. Mais dans le meilleur scénario du monde pour eux, «Gronk» demeurera en santé et Wright, capable d’étirer le terrain, complétera avec lui un duo bourré de potentiel.

De leur côté, les Buca ont été chercher du renfort majeur à l’intérieur d’une ligne à l’attaque qui en avait besoin. Voilà qui complète de leur côté une autre saison «morte» extrêmement agressive. Il faut ce qu’il faut pour rivaliser avec les Saints dans la division Sud, sans compter que les Panthers et Falcons n’ont pas dit leur dernier mot.

Comment analysez-vous cet échange? J’attends vos impressions.

Des prédictions… et des vacances

- 1 août 2014

Amateurs de la NFL, il ne reste que quelques semaines à patienter avant que la saison ne se mette en branle. Et ces quelques semaines, pour ma part, seront passées en vacances familiales!

Je serai de retour le 25 août pour décortiquer tout ce qu’il y a à décortiquer avant cette saison qui promet, comme toujours, son lot de rebondissements. Bien sûr, je ne me priverai certainement pas de continuer de suivre les derniers développements lors des camps d’entraînement et des matchs présaison qui débutent d’ailleurs ce week-end avec le traditionnel match du «Hall of Fame». Je vous reviendrai à la fin de mois avec des analyses dans Le Journal et sur ce blogue. D’ici là, c’est la relâche partout!

J’aimerais quand même vous lire, chers passionnés de football. Quelle équipe ira jusqu’au bout cette année? Quelles sont les agréables surprises et les déceptions que vous entrevoyez dans vos boules de cristal? Quels joueurs connaîtront une saison du tonnerre? Bref, c’est l’heure de vos prédictions!

Pour ma part, je vous invite à consulter mes prédictions dans Le Journal à la fin août. Je vous reviendrai avec les dates précises. En attendant, à vous la parole et débattez avec respect. Je souhaite à tous ceux qui n’ont pas encore savouré les vacances d’apprécier le moment. J’espère, pour les autres, que vous avez été rassasiés cet été.

À vos claviers!

L’héritage de Pat Bowlen

- 23 juillet 2014

Le Denver Post a obtenu une primeur bien triste, mercredi. Le propriétaire des Broncos de Denver, Pat Bowlen, se voit forcé de se mettre à l’écart, lui qui souffre de la maladie d’Alzheimer.

Dès 2009, le Canadien (il est né au Wisconsin, mais a grandi au Canada et détient toujours la nationalité canadienne) qui a aujourd’hui 70 ans avait révélé qu’il souffrait de problèmes de mémoire à court terme. Sa condition a évolué vers cette damnée maladie qui affecte des millions d’individus. Il est toujours dommage de souligner les mérites de grands bâtisseurs une fois qu’ils sont malades ou décédés, mais dans le cas de Bowlen, tout amateur de la NFL se doit de prendre une pause et d’apprécier sa grande contribution.

Bowlen a acheté les Broncos en 1984, il y a 30 ans, pour la somme de 78 millions. Les succès répétés de l’équipe depuis font qu’aujourd’hui, Forbes estime la valeur actuelle des Broncos à 1,16 milliard! Il faut dire qu’en 30 ans sous la férule de Pat Bowlen, les Broncos ont représenté un modèle de succès avec six présences au Super Bowl, dont deux triomphes en 1997 et 1998. La saison dernière, Bowlen est devenu le premier propriétaire de l’histoire dont l’équipe a enregistré 300 victoires en 30 ans. Durant son règne, les Broncos n’ont connu que cinq saisons perdantes, un fait d’armes remarquable qui démontre la qualité de l’organisation qu’il a su mettre en place. Bien sûr, en pareilles circonstances, une large part du mérite revient à ses hommes de football au fil des ans, mais combien d’organisations s’empêtrent dans le défaitisme et la morosité sans jamais s’en sortir? Avant son arrivée à la barre, les Broncos n’avaient atteint qu’une fois le Super Bowl en 23 ans et n’avaient connu que huit saisons gagnantes. Comme quoi bien souvent, le succès débute en haut de la pyramide.

Si son impact sur les Broncos est évident, il est aussi notable pour l’essor de la ligue dans son ensemble. Bowlen a en effet été largement impliqué sur les comités de droits de télévision, notamment. Rappelons que l’an dernier, les 32 équipes se sont partagé la rondelette somme de 6 milliards à cet effet…

C’est maintenant Joe Ellis, le président de l’équipe, qui assumera les tâches de Pat Bowlen, de concert avec le légendaire John Elway. L’équipe n’est évidemment pas en danger, puisque l’un des sept enfants de Bowlen en prendra charge éventuellement. En attendant, parions que les Broncos, qui appréciaient énormément leur grand patron, feront tout pour lui ramener un trophée Vince-Lombardi cet hiver. La quête ne sera pas facile.