Repêchage: Une année de grand cru?

- 25 avril 2012

Je vous invite à consulter le Journal de Québec et le Journal de Montréal aujourd’hui et demain (25 et 26 avril) pour tous les détails concernant le repêchage de la NFL. Je vous propose aussi sur ce blogue ma chronique publiée dans le Journal à propos des quarts-arrières de la première ronde au fil des ans. Bonne lecture!

Avec des quarts-arrières de la qualité d’Andrew Luck et Robert Griffin III, la première ronde du repêchage de la NFL, qui se mettra en branle jeudi, semble promettre une cuvée 2012 exceptionnelle. Mais attention, un coup d’œil sur bon nombre de millésimes du passé révèlent plusieurs cas bouchonnés!

Loin de moi l’idée de dénigrer ce trio fort prometteur. Si la prophétie s’avère exacte, les Luck et Griffin feront vibrer la NFL pendant 15 ans. Et c’est la première chose que je souhaite, comme partisan.

Le jeu aérien, n’en déplaise aux puristes de l’attaque au sol dont je fais partie, est devenu le pain et le beurre de la NFL. Tant mieux si les trois quarts-arrières qui entendront leurs noms prononcés à New York et faire écho aux quatre coins de l’Amérique connaissent le succès auquel ils semblent destinés sur papier.

Sauf que l’histoire rappelle qu’au moins un de ces trois jeunes hommes risque de se cogner le nez.

Vous ne me suivez pas? Un bref coup d’œil aux repêchages depuis près de 20 ans prouve qu’il s’agit bien souvent d’un dangereux coup de dés.

Manning ou Leaf?

L’exemple le plus probant date de 1998. À l’époque, les Colts évaluaient un certain Peyton Manning et un autre quart considéré comme son égal, Ryan Leaf. Ils ont heureusement jeté leur dévolu sur Manning, qui s’est spécialisé dans l’art de charcuter les défensives, tandis que Leaf a passé plus de temps entre les mains de la police que sur le terrain.

Un peu plus tôt, en 1993, les têtes pensantes du football hésitaient. Drew Bledsoe ou Rick Mirer? Avec du recul, disons qu’ils investiraient leur temps dans des questions plus pertinentes.

La cuvée 1999 s’annonçait magistrale. Cinq quarts-arrières sont sortis en première ronde. Du lot, seul Donovan McNabb a connu une longue carrière. Tim Couch, Akili Smith et Cade McNown sont de douloureux souvenirs, tandis que Daunte Culpepper a été oublié après quelques bonnes saisons.

Plusieurs ratés

En 2002, aux premier et au troisième rangs, le repêchage nous a laissé les immortels David Carr et Joey Harrington.

Un an plus tard, les dieux du football s’extasiaient sur Carson Palmer, Byron Leftwich, Kyle Boller et Rex Grossman. Seul Palmer tient encore un ballon plutôt qu’un pad de notes.

Et c’est pas fini, les amis! L’an 2006 nous aura légué Vince Young et Matt Leinhart. L’année suivante a amené les impérissables prouesses de JaMarcus Russell et Brady Quinn. Enfin, réservons pour le moment notre jugement quant aux classes de 2008 à 2011.

En fait, la dernière cuvée qui a produit trois grands crus en première ronde est celle de 2004 avec Eli Manning, Philip Rivers et Ben Roethlisberger.

Sinon, il faut remonter à 1983, lorsque John Elway, Jim Kelly et Dan Marino avaient été repêchés.

Je me répète, mais n’y voyez pas du mépris envers Luck, Griffin et Tannehill, qui feront les manchettes de la première ronde. Les dernières années ont produit de brillants jeunes quarts comme Cam Newton, Sam Bradford et Matthew Stafford.

Mon point est qu’il est préférable de rester calme et de bien goûter la cuvée plutôt que de chanter sa louange en reniflant le bouchon.

Matchs captivants en vue

- 18 avril 2012

La NFL ne recule devant rien. Dans tout autre sport, le dévoilement d’un calendrier se fait dans l’obscurité et sans fanfare. Pourtant, mardi, la NFL a lancé son calendrier avec des émissions spéciales un peu partout à la télé et voilà que les sites Internet s’enflamment d’analyses sur les matchs à venir des 32 équipes. Complètement fou!

Sur ce blogue, voici seulement quelques matchs qui retiennent l’attention. Il y en a bien d’autres, mais nous aurons amplement le temps d’y revenir.

Semaine 1: Steelers – Broncos: Le match du dimanche soir retiendra l’attention pour quelques bonnes raisons. Évidemment, Peyton Manning fera ses débuts avec les Broncos et pas contre n’importe qui. Les Steelers auront certes le goût de venger leur improbable échec à Denver en séries. Quant aux Broncos, il s’agira du premier d’une longue série de matchs difficiles. Durant les 10 premières semaines, ils se frotteront à six clubs qui ont pris part aux dernières séries, soit les Steelers, les Falcons, les Texans, les Patriots, les Saints et les Bengals.

Semaine 2: Lions – 49ers: Il fallait bien une revanche de la poignée de main! Vous vous souvenez, cette fameuse engueulade à la fin du duel entre les Lions et les 49ers l’an dernier, quand Jim Harbaugh avait serré vivement la pince de son confrère Jim Schwartz, qui n’avait pas du tout apprécié? Au-delà de ce fait qui sera largement médiatisé, ce sera tout un match de football!

Semaine 5: Broncos – Patriots: On ne pouvait pas passer à côté après une trève d’un an: un autre duel épique entre Tom Brady et Peyton Manning! L’an dernier, la blessure de Manning nous a privés de ce rendez-vous annuel. C’est la revanche des amateurs de football!

Semaine 9: Panthers – Redskins: À première vue, ce duel n’a rien de palpitant, mais attention! Le jeune prodige Cam Newton fera visiblement face à la recrue promise à un brillant avenir, Robert Griffin III. Et comme la NFL surprend constamment, parions que les deux équipes seront grandement améliorées cette saison.

Semaine 11 et semaine 13: Steelers – Ravens: Pas besoin d’explication. Tout amateur de football se doit d’être rivé à l’écran, point final!

Semaine 12: 49ers – Saints: Qui a donc pu oublier le mémorable affrontement en séries, en janvier dernier, entre ces deux clubs? On se téléporterait volontiers pour le deuxième acte tout de suite.

Semaine 17: Bears – Lions: Je sais que ces deux clubs s’affrontent deux fois par an dans la division Nord, mais je sens que ce duel aura des conséquences importantes pour les places en séries.

Saints: Williams devrait-il être banni?

- 6 avril 2012

Gregg Williams, le coordonnateur défensif des Saints qui a instauré et glorifié un programme de «primes aux blessures», devrait-il être banni à vie à la lumière des plus récentes révélations qui le mettent en cause?

Je pose la question parce que franchement, à mon humble avis, il a franchi une limite que j’aurais cru impossible à atteindre. Un extrait audio dévoilé cette semaine par un cinéaste qui tournait un film sur un ex-joueur toujours dans l’entourage de l’équipe a étalé au grand jour à quel point Williams a sombré dans l’inacceptable.

Vous voulez quelques perles? En voici! Avant le match des dernières séries face aux 49ers de San Francisco, Williams implore ses joueurs de s’attaquer rapidement à la tête de Kyle Williams, un receveur qui a été victime de plusieurs commotions cérébrales. Il en ajoute en demandant de s’attaquer au ligament croisé antérieur d’un autre receveur, Michael Crabtree. Il invite aussi à tordre la cheville de l’ailier rapproché Vernon Davis. Ou encore à frapper le quart-arrière Alex Smith solidement sous le menton. Il dit à ses joueurs de ne pas s’inquiéter, qu’il paiera l’amende!

Vous commencez à le savoir, je suis maniaque du football de la NFL. J’en mangerais à tous les repas et même aux collations. J’ai moi-même joué au football au secondaire. Ce sport est ma religion. Mais ce genre de tactique de coaching me dégoûte! Surtout, qu’on ne me serve pas l’argument niais que le football est un sport violent, brutal. Savez-vous quoi? Je le sais très bien! Un sport peut très bien être violent, mais pratiqué dans les règles de l’art et le respect de l’adversaire.

Qu’un entraîneur demande à ses hommes d’aller botter le derrière des rivaux, de jouer de manière très physique, de démolir l’adversaire, peu importe le terme utilisé, je n’ai aucun problème avec ça. Mais il y a une sacrée différence entre donner de telles directives pour motiver les troupes et carrément exiger de s’attaquer à des parties du corps spécifiques des adversaires, surtout si les adversaires en question sont mal en point.

Quant à ceux qui estiment que les déclarations de Williams reflètent une pensée qui est monnaie courante dans la NFL de toute façon, je suis loin d’en être convaincu. Depuis hier, de nombreux joueurs et entraîneurs, de même que plusieurs anciens, sont montés aux barricades pour dire que ce n’était pas le cas et que Williams s’est cru au-dessus de tout.

Les blessures font partie du football, c’est triste, mais tout à fait normal. Qu’une collision intense dans le feu de l’action provoque une commotion cérébrale ou toute autre blessure, ce n’est jamais souhaitable, mais ça fait partie du sport. Ce qui fait moins partie du sport, c’est de motiver les troupes à agir en brutes sans conscience.

Gregg Williams n’est pas l’unique responsable du programme de primes aux blessures chez les Saints, mais il en est le fier porte-étandard qui ne peut plus se cacher et tenter de faire pitié maintenant que la vérité a éclaté au grand jour. Que la NFL en fasse un exemple à ne plus jamais imiter. La ligue l’a déjà suspendu indéfiniment. Devant ses nouvelles preuves accablantes, qu’elle le bannisse, tout simplement. La NFL ne s’en portera pas moins bien même si elle perdra un excellent coordonnateur. Quand la malveillance prime sur l’excellence, on s’en débarrasse!

Quelques nouvelles en vrac…

- 4 avril 2012

Bon, les eaux mouvementées de la NFL au cours des dernières semaines commencent à se calmer. Maintenant que le tumulte semble derrière, du moins jusqu’au très médiatisé repêchage du 26 au 28 avril, examinons quelques récentes nouvelles en vrac.

Pour une saison morte, c’en fut toute une! D’abord, la saga Peyton Manning avec les Colts. Puis, la valse des entraîneurs. Puis, les Saints qui se font prendre la main dans le sac avec une programme de primes aux blessures. Puis, Manning qui choisit les Broncos. Puis, la frénésie du marché des agents libres. Puis, Tim Tebow échangé aux Jets…

Pas surprenant que depuis que le calme est revenu, chaque petite bribe d’information est examinée sous la loupe. Voici quelques exemples:

Luck et Griffin

La NFL a dévoilé son calendrier pré-saison. Une partie retient particulièrement l’attention et elle mettra aux prises les Colts d’Indianapolis et les Redskins de Washington. Pourquoi donc? Parce que ce sera visiblement le premier rendez-vous entre les quarts-arrières fraîchement repêchés, Andrew Luck et Robert Griffin III. Voilà un duel qui fera saliver bien des amateurs de ces deux prospects hors pair, même si l’enjeu sera minime. Le match aura lieu à la troisième semaine du calendrier hors-concours, la semaine où traditionnellement, les partants jouent le plus. La NFL dévoilera son calendrier régulier à la fin du mois.

Flacco, le meilleur

Commme ça, Joe Flacco est le meilleur quart-arrière de la NFL? C’est en tout cas son opinion de lui-même! D’une part, je peux comprendre la logique derrière cette affirmation surprenante du quart des Ravens et il l’a d’ailleurs bien expliqué. Chaque quart, pour inspirer son équipe, doit se considérer parmi les meilleurs, sinon le meilleur. En ce sens, Flacco ne peut pas déclarer qu’il est un seulement un bon quart. Il se doit de se considérer parmi les meilleurs. Mais d’autre part, de là à s’affirmer comme le meilleur dans une ligue qui compte sur Tom Brady, Peyton Manning, Drew Brees, Eli Manning, Aaron Rodgers, Philip Rivers, Ben Roethlisberger, Matthew Stafford… Durant la dernière saison, j’ai souvent défendu Flacco, souvent injustement critiqué. Mais là, ce sera difficile de le défendre!

Parcells chez les Vikings?

Ça a bien l’air que Bill Parcells est en demande! Non seulement les Saints pourraient en faire leur entraîneur par intérim pour une saison afin de remplacer Sean Payton, mais semble-t-il que les Vikings voulaient lui ouvrir leurs portes. Voilà qui n’aurait fait aucun sens! Malgré tout le respect que je voue à Bill Parcells, il aurait été plutôt illogique de montrer la porte à Leslie Frazier à quelques semaines du repêchage. C’est le genre de décision qu’un club prend à la conclusion d’une saison et non en plein milieu de la saison morte. Reste à voir s’il ne s’agit que de rumeurs ou d’informations sérieuses. Pour ma part, je n’y crois pas plus qu’au Père Noël!

Les Saints embauchent

Les Saints se préparent à la vie après Jonathan Vilma. Le secondeur sera fort probablement suspendu longuement par la NFL pour son implication dans le scandale des primes aux blessures. Les Saints ne prennent visiblement pas de chances et ont consenti des contrats à deux excellents secondeurs pour prendre le relais, le cas échéant. Curtis Lofton, un ancien des Falcons et David Hawthorne, des Seahawks. La mauvaise exécution défensive des Sants leur a joué des tours en séries et Vilma ou pas, il fallait renforcer les troupes. Deux bonnes embauches!

Bill Parcells chez les Saints?

- 26 mars 2012

Le scandale des «primes aux blessures» qui touche les Saints n’a pas fini de faire jaser. Voilà que Sean Payton, l’entraîneur-chef des Saints suspendu pour la saison, voudrait se tourner vers Bill Parcells pour prendre sa place derrière le banc jusqu’à son retour, selon ESPN.

Évidemment, Payton devra être remplacé. Sauf que jusqu’ici, les noms qui revenaient souvent étaient ceux de Pete Carmichael Jr, Steve Spagnuolo et Aaron Kromer. Carmichael est le coordonnateur offensif, mais il péférerait se concentrer à appeler les jeux en l’absence de Payton, à qui incombait cette tâche en temps normal. Kromer, l’entraîneur de la ligne offensive, selon les dires, ne serait pas intéressé. Quant à Spagnuolo, il a l’expérience de trois ans à la barre des Rams de St-Louis et il a conduit les Giants au Super Bowl en 2007 comme coordonnateur défensif, mais il vient de se joindre aux Saints.

C’est là que le légendaire Parcells, qui a guidé les Giants à deux titres du Super Bowl avant de diriger les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, les Jets de New York et les Cowboys de Dallas, entre en ligne de compte. Parcells est un ami personnel de Payton et les deux hommes se parlent régulièrement depuis que Payton est passé des Cowboys aux Saints, en 2006.

Bien sûr, à première vue, Parcells pourrait s’avérer l’homme de la situation. Sauf que certains éléments clochent. D’une part, l’ex-entraîneur était éligible en février dernier au Temple de la renommée. S’il devait revenir à la barre des Saints, cette éligibilité serait de facto repoussée de cinq ans, à moins d’une dérogation spéciale des membres du Temple. Puisqu’il s’agit de la reconnaissance individuelle ultime dans la NFL, Parcells pourrait préférer passer son tour.

Autre élément à considérer, Payton réfléchit à aller en appel auprès du commissaire Roger Goodell pour tenter de faire réduire la durée de sa suspension. Il a jusqu’à lundi pour en appeler. Advenant le cas où la suspension serait réduite à huit matchs, Parcells serait éliminé de l’équation. Mais les Saints doivent agir vite!

Sean Payton est actuellement à la rencontre des propriétaires en Floride. Il est possible qu’il s’adresse aux gens sur place, mardi.

Pour votre part, vous croyez que les Saints devraient courtiser activement Parcells ou demeurer à l’interne? Et que pensez-vous de la suspension d’un an imposée à Payton? Parfaitement juste ou trop sévère?

Des Saints en enfer!

- 22 mars 2012

Je reproduis ici ma chronique publiée jeudi le 22 mars dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal à propos du scandale de «primes aux blessures» chez les Saints et de l’échange Tim Tebow.

Le moins que l’on puisse dire à la lumière des sanctions agressives imposées par la NFL, c’est que les Saints n’ont rien à avoir avec ces êtres paisibles et auréolés que décrivent les récits bibliques.

Les Saints de la Nouvelle-Orléans ont pris une sacrée débarque de leur piédestal lorsque le commissaire Roger Goodell a frappé pour punir ces mauvais garnements qui ont instauré un système de «primes au blessures» à compter de la saison 2009.

Au-delà de toutes les pénalités plus sévères les unes que les autres, c’est la suspension de l’entraîneur-chef Sean Payton pour la durée complète de la saison à venir qui fait mal.

Dans le sport, on ne remplace pas un pilote de qualité haut la main, encore moins au football. Surtout quand un type comme Payton est celui qui appelle les jeux en attaque.

Les Saints ne sont plus forcément les rois incontestés de leur division avec ces sanctions qui les affaiblissent indéniablement. Sans compter que les Falcons leur poussent toujours dans le dos et que les Buccanneers ont frappé un grand coup sur le marché des agents libres.

LE DOSSIER BREES

Certains diront que la véritable clé chez les Saints, c’est Drew Brees. Le quart-arrière détient en effet un bagage solide d’expérience et un talent extraordinaire, qui peuvent permettre  à l’attaque de continuer de surfer sur ses succès.

Or, il ne faut pas oublier que Brees se trouve en ce moment en impasse contractuelle avec les Saints. Il a été «franchisé» pour un an, mais désire un contrat à long terme et pourrait, dans un scénario apocalyptique, choisir de s’asseoir chez lui.  La situation ne tournera probablement pas au vinaigre à ce point, mais avec Loomis et Payton hors de combat, avec qui Brees s’amusera-t-il à négocier?

En bout de ligne, donc, les sanctions imposées aux Saints s’avèrent extrêmement sévères et pourraient grandement endommager la franchise.
C’est une amende indigeste pour une offense qui a sans doute été commise dans plusieurs équipes, mais sous le radar du sheriff. Sauf que Goodell n’a jamais badiné avec la sécurité des joueurs et la ligue, contrairement à d’autres circuits professionnels, n’a pas lésiné sur le coup de règle.

ÇA BOUGE CHEZ LES QUARTS-ARRIÈRES

D’abord, les Jets ont acquis Tim Tebow des Broncos contre des choix de quatrième et sixième rondes… puis on apprenait qu’une obscure clause de son contrat pourrait annuler ce troc. Puis, en fin de soirée, les Jaguars s’en mêlaient, mais les Jets concluaient le tout avant le désastre de relations publiques!

Je suis étonné que les Jaguars et les Dolphins n’aient pas été plus agressifs. Quant aux Jets, l’équipe ne vient-elle pas de renouveler le contrat de son quart Mark Sanchez? Imaginez le cirque incontrôlable dès le premier faux pas de Sanchez. Les babillards réclamant Tebow en plein Times Square deviendront légion.

À San Francisco, Alex Smith et les 49ers ont finalement mis un terme au froid qui régnait entre les deux clans après que les 49ers aient fait de l’œil à Peyton Manning. C’est une sage décision pour Smith, qui n’aurait jamais obtenu pareille chance dans une aussi bonne équipe ailleurs. Il mettra son égo quelque peu blessé de côté et profitera enfin d’un brin de continuité.

Un nouveau Messie à Denver

- 20 mars 2012

Je reproduis ici ma chronique publiée dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal sur Peyton Manning qui poursuivra sa carrière avec les Broncos de Denver. Bonne lecture!

Il n’y a pas meilleure façon pour se faire pardonner de tourner le dos à un joueur vénéré que de remettre les clés de l’équipe à un autre joueur d’autant plus vénéré. La nation Broncos est maintenant aux pieds de Peyton Manning, tandis que Tim Tebow n’est plus qu’un lointain souvenir.

On peut très bien comprendre les amateurs de festoyer et le vice-président de l’équipe, le légendaire John Elway, d’offrir son sourire le plus radieux.
Tebow, malgré ses miracles répétés, ses qualités athlétiques évidentes et l’aura de gagnant qui l’entoure de façon quasiment mystique, demeurait dans l’évaluation de l’équipe un quart-arrière très limité.

Les évaluateurs de talent, Elway en tête, voyaient davantage son pourcentage de passes complétées (46,5%) que ses victoires impossibles. Ils préféraient la stabilité.

C’est là que Manning entre en ligne de compte. S’il est en santé après quatre opérations au cou, il offrira aux Broncos tout le contraire de Tebow : des verges à la tonne, un haut pourcentage de réussite et un système de jeux plus varié et élaboré.

Depuis qu’il est arrivé à la barre il y a 14 mois, Elway n’a jamais embarqué dans la Tebowmania. Il avait, avec la disponibilité soudaine de Manning, l’occasion rêvée d’y mettre fin sans risquer de se faire lapider par les adorateurs de Tebow.

Qu’on admire ou qu’on méprise Tebow, difficile de nier que l’équipe s’est améliorée à la plus importante position.

UNE BONNE ÉQUIPE, MAIS…

Les équipes qui se sont lancé dans le derby Manning ne l’ont pas fait les yeux fermés. Le grand numéro 18 a dû être examiné sous toutes ses coutures.
Même à 36 ans, il devrait encore figurer parmi l’élite de la NFL. Manning sera bien entouré à Denver avec une ligne offensive solide, une attaque au sol efficace, de jeunes receveurs en émergence et une défensive capable de tenir son bout.

Voilà qui ressemble drôlement à la recette dont s’est régalé Elway lui-même en fin de carrière, lorsqu’il a remporté ses deux Super Bowl à 37 et 38 ans. Mais un instant!

Dans l’histoire, seulement trois quarts-arrières ont remporté le match ultime à 36 ans ou plus, soit Elway, Johnny Unitas et Jim Plunkett.
La division Ouest de la conférence américaine, dans laquelle évoluent les Broncos, n’est assurément pas la plus forte, d’accord. Sauf que les jeunes et talentueux Chiefs devraient leur en donner pour leur argent.

Si le calendrier de la NFL n’est pas encore sorti, on sait déjà que les Broncos devront notamment croiser le fer avec les Ravens, Bengals, Texans, Patriots, Steelers, Saints et Falcons, tous des clubs de séries.

Bref, même avec Manning à bord, la saison des Broncos risque d’être ardue.

ET TEBOW?

Quant à ceux qui se demandent ce qu’il adviendra de Tim Tebow, son épopée n’a pas pris fin hier. Mais le Messie devra se trouver une nouvelle terre sainte.
Jacksonville? Les Jaguars ont mis sous contrat Chad Henne, ce qui réduit les chances.

Miami? Les Dolphins pourraient tenter un coup de publicité, mais je doute que le nouvel entraîneur-chef Joe Philbin désire redessiner autour de Tebow le système qu’il a si bien fait fonctionner avec les Packers.

Pourquoi pas un p’tit deux sur les Patriots? Bill Belichick aime Tebow, tout comme le coordonnateur offensif Josh McDaniels, qui l’a repêché à Denver.
Tebow comme porteur/receveur plutôt que quart-arrière, ça sonne bien?

Randy Moss à San Francisco

- 12 mars 2012

Et bien! Ça n’aura pas pris de temps! À peine Randy Moss a-t-il prononcé son voeu de revenir dans la NFL qu’une équipe l’attendait avec un contrat: les 49ers de San Francisco.

L’énigmatique receveur a connu l’une des plus sensationnelles carrière à sa position. Il a d’abord fait vibrer les amateurs des Vikings avant de les pousser à bouté Échangé aux Raiders, il a fait patate comme le reste de l’équipe. Puis, sa carrière a connu un second souffle, et tout un à part de ça, avec les Patriots. En 2010, il s’est toutefois mis à dos Bill Belichick, qui l’a renvoyé à ses anciennes amours, au Minnesota. Il n’y est resté que quatre matchs avant d’être à nouveau mis dehors, pour être mis sous contrat par les Titans, qui l’ont relégué au banc. Fin de la carrière!

En tout cas, c’est ce qu’il laissait croire, mais lorsqu’il a célébré ses 35 ans plus tôt cet hiver, il a émis le souhait de revenir. Selon son agent, plusieurs équipes auraient immédiatement montré de l’intérêt. Il était permis d’en douter, mais un récent essai avec les Saints de la Nouvelle-Orléans a jeté du sérieux dans l’affaire. Puis, hier, les 49ers l’ont observé à leur tour. Et pas n’importe quel Niner, mais le Niner en chef lui-même, Jim Harbaugh.

En effet, comme Alex Smith n’est toujours pas sous contrat avec l’équipe (ça ne saurait tarder), c’est le coach, un ancien quart-arrière qui a notamment oeuvré pour les Bears et les Colts, qui lui aurait lancé le ballon. Visiblement, il a été suffisamment convaincu par les capacités physiques de Moss pour lui offrir un contrat d’un an.

Les Niners, à vrai dire, n’ont pas grand-chose à perdre. Le prix à payer n’était sans doute pas élevé et Moss devait commander un contrat assorti de bonis de performances. On ne se cachera pas qu’il en a perdu, mais je demeure convaincu qu’il peut encore étirer le terrain pour saisir quelques bombes, une dimension qui manquait à l’attaque durant la surprenante saison à San Francisco. Je ne dis pas qu’il va sauver l’équipe, surtout pas, mais simplement que son acquisition n’a certainement pas coûté cher et n’a pas bouleversé les rangs.

Il ne sera assurément plus le numéro un qu’il a longtemps été, il ne captera pas 60 passes, mais à mon avis, il demeure dangereux, ne serait-ce parce que les rivaux n’ont d’autre choix que de respecter sa vitesse, même si elle a diminué un peu avec les années. La rumeur émanant de son essai avec les Saints laissait déjà entendre qu’il est apparu en excellente condition physique. Quant au sal caractère de Moss et à son attitude parfois détachée, Harbaugh ne se laissera assurément pas piler sur les pieds. Soyez assurés qu’au premier problème, Moss repartira avec son baluchon sur le dos.

Vous pensez quoi de cette mise sous contrat? Erreur ou bon coup des 49ers? Terrell Owens sera-t-il le prochain avec une autre équipe?

Les Redskins donnent la lune

- 10 mars 2012

À un peu plus d’un mois du repêchage de la NFL, ce n’était pas un secret que le deuxième choix au total, détenu par les Rams, allait susciter l’envie de bien des équipes. Ce qu’on ne savait pas, c’est que les Redskins allaient complètement perdre la tête pour mettre la main dessus!

Vendredi, les Skins ont obtenu ce très convoité deuxième choix, qui sera assurément le quart-arrière de Baylor, Robert Griffin III. En retour, ils ont cédé aux Rams leur choix de première ronde cette année (le sixième au total), en plus de leur choix de deuxième ronde. Ils ajoutent aussi leurs choix de première ronde en 2013 et 2014.

En d’autres mots, c’est ÉNORME comme prix à payer. Je sais, je sais, je sais, Griffin est probablement le plus bel athlète du repêchage et son potentiel est indéniable. Les Redskins sont tombés amoureux de lui et puisqu’ils se cherchent au poste clé de quart-arrière depuis des années, ils ont fait le nécessaire. Les Rams étaient en position de force dans la négociation. Les Colts détiennent le premier choix, mais ne sont pas intéressés à l’échanger puisqu’ils se tourneront vers Andrew Luck. Les Rams, eux, n’allaient pas sélectionner Griffin puisqu’ils misent sur Sam Bradford. C’est donc dire que toutes les équipes intéressées à Griffin se ruaient à la porte des Rams. Semble-t-il que les Browns ont bien tenté leur coup, mais n’ont visiblement pas rivalisé avec l’offre hallucinante des Redskins.

Dans la NFL, les premiers choix au repêchage peuvent permettre de bâtir comme de détruire des organisations pendant de longues années. Si Griffin se révèle le prospect annoncé, peut-être que les Skins se moqueront bien d’avoir donné la lune.

Sauf que de l’autre côté, les Rams sont incroyablement bien nantis pour jeter les bases d’une solide équipe. Leur écroulement de la dernière campagne cache qu’ils s’étaient déjà grandement améliorés la saison précédente. Bradford est très prometteur et voilà que si les Rams font de bons choix cette année et lors des deux repêchages suivants, ils seront en voiture. C’est de bien gros «si», mais ils ont néanmoins les clés.

La situation rappelle étrangement les Cowboys du début des années 1990, lorsque l’équipe avait échangé le porteur Hershel Walker aux Vikings en retour d’une tonne de choix au repêchage qui avaient ensuite contribuer à ériger leur dynastie.

Selon moi, les Redskins ont payé trop cher. Vous en dites quoi?

Manning: Et quoi maintenant?

- 7 mars 2012

Maintenant que l’inévitable est devenu un fait accompli alors que Colts et Peyton Manning ont prononcé le divorce, quelle est la suite des événements en ce qui a trait à la carrière du légendaire quart-arrière?

Tout d’abord, je vous invite à lire ma chronique détaillée sur le sujet dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal, jeudi. Mais ici-même dans ce blogue, explorons tout de suite ce qui risque de se produire.

D’abord, la période des agents libres débute le 13 mars, mais puisque les Colts ont annoncé leur intention de libérer Manning, il est officiellement agent libre. Enfin, pas officiellement encore puisque les Colts doivent remplir les papiers nécessaires et les fournir à la ligue. Une technicalité qui devrait être réglée dans les heures à venir. Ensuite, le numéro 18 sera libre comme l’air et les équipes intéressées à ses services n’ont donc pas à attendre le 13 mars pour entamer des discussions.

Voici, pour le moment, les cibles qui reviennent souvent à tort ou à raison dans les discussions: Dolphins, Cardinals, Jets, Redskins, Chiefs, Seahawks, 49ers. Selon les différents avis d’experts et sites Internet consultés, on a tôt fait de réaliser que chacun y va de sa théorie. Voici donc la mienne! Je vous invite à vous prononcer sur vos destinations potentielles n laissant un commentaire.

Miami: Le propriétaire Stephen Ross est semble-t-il disposé à déplier l’argent nécessaire. Manning compterait sur un excellent receveur en Brandon Marshall, mais est-il disposé à vivre avec son caractère particulier? Les Dolphins comptent sur une bonne défensive. La ligne offensive compte sur un excellent bloqueur en Jake Long, mais elle a tout de même alloué le troisième plus haut total de sacks la saison dernière.

Arizona: Manning cadrerait très bien dans cet environnement. Il a joué toute sa carrière dans un dôme et ce serait donc une continuité. Larry Fitzgerald, l’un des cinq meilleurs receveurs de la ligue, est en ville et l’attend à bras ouverts. Le problème? Le cap salarial. Les Cards ont pour le moment peu d’argent disponible, mais ça pourrait s’arranger. La ligne offensive est douteuse. L’équipe est jeune, mais a terminé la saison sur une bonne note.

New York: Oubliez le fantasme des deux Manning dans la Grosse Pomme. Peyton ne sera sans doute pas attiré par l’ambiance de cirque qui prévaut chez les Jets et ne voudra pas voler l’attention accordée à son frère Eli chez les Giants. De leur côté, les Jets semblent faire confiance pour au moins cette saison à leur quart Mark Sanchez.

Washington: Le propriétaire Dan Snyder est toujours prêt à sortir le chéquier pour les joueurs vedettes et les Redskins n’ont pas de quart établi. L’équipe manque cependant de potentiel offensif et Manning n’aura pas envie d’un tel environnement.

Chiefs: Malgré les déboires de la dernière saison, les Chiefs forment une équipe en pleine ascension. Ce contexte pourrait devenir attrayant. Le nouvel entraîneur-chef Romeo Crennel a mentionné ouvertement qu’il serait fou de ne pas contempler cette possibilité. Je crois quand même que les Chiefs continueront de faire route avec Matt Cassel.

Seahawks: Il y a de l’argent disponible à Seattle et les Seahawks sont apparemment très intéressés à se lancer dans la course. Certaines rumeurs laissent même entendre qu’ils ajouteraient le receveur numéro un de Manning depuis quelques années, Reggie Wayne. La défensive est jeune et bourrée de potentiel. L’attaque manque un peu d’armes.

San Francisco: La situation semble idéale, mais je doute que le système de jeu soit idéal pour Manning. De toute manière, après six ans d’attente, Alex Smith semble enfin avoir trouvé sa voie et l’entraîneur Jim Harbaugh semble vendu à sa cause. Reste à lui offrir un contrat digne de cette marque de confiance!

Ma prédiction? Manning chez les Cardinals de l’Arizona. Et vous?