La «guerre du silence»…

- 26 novembre 2014

Les amateurs de hockey et de la bonne vieille rivalité Canadiens-Nordiques se souviendront qu’à une certaine époque, le feu était tellement pris entre les deux clubs que joueurs et entraîneurs avaient opté pour se taire. Les journaux avaient alors titré: «Canadiens-Nordiques: la guerre du silence!». Pour revenir au football, c’est à peu près dans cette étrange ambiance dans laquelle je suis plongé à San Francisco, pour couvrir le duel attendu entre 49ers et Seahawks.

Ceux qui ont lu mes papiers dans le Journal (http://www.journaldequebec.com/2014/11/25/pas-dhuile-sur-le-feu) ont déjà une bonne idée de ce que je veux dire. Pour vous mettre en contexte, laissez-moi vous décrire en général comment les équipes fonctionnent avec les médias les jours précédent un match.

Habituellement, l’entraîneur-chef et quelques joueurs de renom s’amènent au micro, sur le podium. Puis, l’équipe ouvre ensuite les portes du vestiaire aux médias pendant environ 45 minutes à une heure afin de réaliser des entrevues avec les joueurs sur place, qui se rendent disponibles ou que les médias ont demandé à l’équipe. On procède habituellement de cette manière jusqu’à la veille d’un match, où les joueurs ont congé des méchants journalistes!

À San Francisco, les Niners marchaient clairement sur des oeufs. La rivalité avec les Seahawks a pris sans cesse de l’ampleur au cours des dernières années, particulièrement depuis que Pete Carroll et Jim Harbaugh dirigent les troupes et que les deux équipes performent à un niveau élevé. En finale de conférence en janvier dernier, diverses déclarations ont mis le feu aux poudres. Cette semaine, il était clair que les relationnistes avaient donné leurs instructions aux joueurs. Parlez peu ou ne parlez pas!

Lundi, une poignée de joueurs ont bien voulu répondre à quelques questions dans le vestiaire (personne au podium). Évidemment, les banalités fusaient. Mardi, pendant une heure, le vestiaire était ouvert, mais vide! On comprend que personne ne veut prendre la chance de se mettre les pieds dans les plats avant un gros match.

Je ne vous raconte pas pour m’en plaindre, mais pour vous plonger dans une ambiance qui démontre que le match est bien spécial. Les deux équipes s’affronteront de nouveau dans deux semaines donc la tension est à son comble. On comprend qu’en parlant très peu, les équipes lancent le même message, mais d’une manière différente, que si elles y allaient de grandes déclarations. Ce match, c’est du sérieux!

Faits saillants de la semaine 12

- 25 novembre 2014

Plusieurs prétendants sérieux ont continué de s’affirmer au cours du dernier week-end, tandis que d’autres équipes ont repris leurs airs des beaux jours. La course aux séries bat son plein et tout est très serré. Voici mes faits saillants de la semaine 12 dans la NFL avant une semaine 13 qui promet plusieurs grands matchs.

1. Il ne faut jamais fermer l’œil sous la férule de Bill Belichick! Le porteur de ballon Jonas Gray, fort d’une performance de 201 verges et quatre touchés la semaine précédente, l’a appris à ses dépens. Celui qui s’est peut-être cru parvenu l’espace d’un instant est arrivé en retard au travail vendredi. Belichick l’a cloué au banc et c’est un autre mal-aimé, LeGarrette Blount, libéré par les Steelers quelques jours plus tôt, qui a fait le travail avec deux touchés. Il y a toujours quelqu’un pour prendre le relais en Nouvelle-Angleterre, c’est la morale de l’histoire! En bout de ligne, aucune équipe ne domine autant que les Patriots en ce moment, eux qui ont remporté leurs quatre derniers duels par au moins 20 points. C’est devenu la coutume, les Pats deviennent tout simplement invincibles en deuxième moitié de saison avec une fiche cumulative de 32-3 depuis 2010!

2. Les Lions n’étaient pas de taille. Voilà maintenant deux semaines de suite, sur 22 séquences offensives, qu’ils n’inscrivent pas de touché. D’accord, ce n’est pas facile de jouer à Foxborough, mais dimanche, après un début de match prometteur, l’attaque a été inexistante. Calvin Johnson n’est peut-être pas en santé, après tout. Il a été muselé, la majorité du temps par l’ex-Seahawk Brandon Browner. Ce dernier fait du bon travail pour les Pats, mais dans un passé vraiment pas si lointain, il n’y avait rien à l’épreuve de Megatron. Le gros demi de coin a gagné la bataille.

3. Le match de dimanche prochain entre Packers et Patriots à Lambeau Field sera-t-il un prélude au Super Bowl? Les Packers ont peiné face aux Vikings, mais Eddie Lacy a continué de s’amuser aux dépens de ses souffre-douleurs favoris. En quatre matchs face aux Mauves, il compte désormais trois performances de plus de 100 verges. Les Packers ne sont clairement pas aussi à l’aise sur la route, mais toutes les victoires n’ont pas à être les plus belles.

4. Les Seahawks ont rendu la vie misérable à Drew Stanton et aux Cardinals pour maintenir la course bien en vie dans l’Ouest. La tertiaire a véritablement repris ses airs de «Legion of Boom» des dernières campagnes. Privés de Larry Fitzgerald, les Cardinals n’ont converti que trois situations de troisièmes essais. Si la défensive des Seahawks peut pavaner un brin, on ne peut en dire autant de la ligne offensive, qui a concédé sept sacs. Dans les circonstances, Russell Wilson a effectué du bon boulot. On lève notre chapeau à l’ailier défensif des Cards, Calais Campbell, qui a réussi trois sacs. Un monstre dans une défensive éclopée.

5. Les Browns ont encore eu besoin d’un petit miracle en fin de match pour s’en sortir, malgré trois interceptions de Brian Hoyer. Un gros merci aux misérables Falcons, dont l’entraîneur-chef Mike Smith a géré piètrement l’horloge en fin de rencontre. Avec le ballon et 55 secondes à écouler, les Falcons ont opté pour un étrange temps d’arrêt, ce qui a ensuite permis aux Browns d’obtenir une dernière chance avec quelques dizaines de secondes au tableau. Hoyer a fait tout juste le nécessaire en fin de match pour éviter de se faire casser les oreilles toute la semaine avec Johnny Manziel. De toute manière, il serait farfelu de changer de quart-arrière à ce stade-ci de la saison.

6. Odell Beckham Jr est-il en train de devenir l’une des prochaines grandes vedettes de la NFL? Son attrapé spectaculaire à une main fait partie des plus beaux qu’il m’ait été donné de voir dans toutes mes années de football. Depuis son insertion dans l’alignement après qu’il ait soigné longuement une blessure survenue durant la saison morte, Beckham capte en moyenne huit passes pour 126 verges à chaque semaine. Les Giants en ont donné pour leur argent aux Cowboys, mais Tony Romo a été impeccable. Un autre duel qui s’annonce grandiose entre Eagles et Cowboys, ce jeudi!

7. Parlant d’équipe qui a eu chaud, que dire des Broncos? À deux occasions dans le match, ils tiraient de l’arrière par 11 points face aux Dolphins. Faut-il qu’ils s’inquiètent de leur tenue dans les dernières semaines ou qu’ils se réjouissent d’avoir surmonté avec aplomb ce genre d’adversité? Cette fois, c’est le porteur CJ Anderson qui a connu un fort match dans le champ-arrière, en relève à Ronnie Hillman, blessé, qui lui, venait en relève à Montee Ball, blessé! Comme aux bonnes vieilles années des Broncos où tout porteur fonctionnait! Précisons aussi que même s’il était privé de sa cible de choix dans la zone des buts en Julius Thomas, Peyton Manning a néanmoins lancé quatre passes de touchés. Les Dolphins jouent bien, mais un calendrier difficile ne leur fait pas de cadeau.

8. Faut-il tirer la «plogue» avec Robert Griffin III? Pour ma part, je pense que ça ne servirait en rien la cause des Redskins de se tourner vers Colt McCoy, mis à art pour satisfaire certains vétérans qui souhaitent gagner. Le fait est que l’équipe a investi énormément en RG3 et doit se donner la chance, jusqu’au bout, dans une cause perdue, de voir ce qu’il peut faire dans le système de Jay Gruden. Ça n’empêche pas que son jeu continue d’être décevant, même si la commande face aux 49ers n’avait rien de légère.

9. C’est peut-être trop peu, trop tard, mais il faut féliciter les Bills qui ont joué un fort match face aux Jets, dans des circonstances tordues qui les ont privés d’un match à la maison. À moins que ce soit plutôt les Jets qui aient joué comme des cruches vides? La morale de l’histoire, c’est que même deux jours d’entraînement loin de la maison suffisent pour aplatir les misérables Jets par les temps qui courent.

10. L’avantage du terrain n’existe définitivement plus pour les Saints. Trois défaites de suite à la maison! C’est une injustice qu’à 4-7 ils se battent néanmoins pour la tête de leur division, tandis que les Ravens sont coincés dans un bouchon de circulation monstre à 7-4 dans la sauvage AFC Nord…

Prédictions semaine 12

- 22 novembre 2014

Voici mes prédictions pour la semaine 12 dans la NFL. Vous pouvez consultez les analyses plus détaillées dans le Journal de samedi. J’attends vos prédictions.

SEMAINE 12

JEUDI

HEURE            ÉQUIPES            MON CHOIX

20 h 25            Kansas City à Oakland            CHIEFS

DIMANCHE

HEURES            ÉQUIPES            MES CHOIX

13 h            Cleveland à Atlanta                        BROWNS

13 h            Tennessee à Philadelphie            EAGLES

13 h            Detroit en Nouvelle-Angleterre            PATRIOTS

13 h            Green Bay au Minnesota            PACKERS

13 h            Jacksonville à Indianapolis            COLTS

13 h            Cincinnati à Houston            BENGALS

13 h            Tampa Bay à Chicago             BEARS

16 h 05            Arizona à Seattle                        SEAHAWKS

16 h 05            St-Louis à San Diego                        CHARGERS

16 h 25            Miami à Denver            BRONCOS

16 h 25            Washington à San Francisco            49ERS

20 h 30            Dallas à NY Giants            COWBOYS

LUNDI

HEURE            ÉQUIPES            MES CHOIX

19 h            NY Jets à Buffalo (à Detroit)                        BILLS

20 h 30            Baltimore à la Nouvelle-Orléans            SAINTS

PRÉDICTIONS DE LA SEMAINE DERNIÈRE            8 en 14 (57,1%)

TOTAL CETTE SAISON            102 en 161 (63,4%)

Sanction justifiée pour Peterson?

- 18 novembre 2014

La NFL a annoncé mardi matin qu’elle suspendait le porteur de ballon des Vikings, Adrian Peterson, pour «au moins le reste de la saison».

Rappelons rapidement les faits: En mai, Peterson a «discipliné» son fils de quatre ans à coups de branche d’arbre, ce qui a laissé des lésions corporelles. En septembre, il a été accusé de voies de faits envers un enfant. Peterson a depuis le début de l’histoire plaidé qu’une telle forme de discipline était dans les moeurs familiales du Texas, où il réside durant la saison morte. Au final, il y est allé d’un plaidoyer de non-contestattion en cours, ce qui lui a permis d’éviter la prison. Entre-temps, après avoir jonglé avec son cas, les Vikings l’avaient placé sur la liste d’exemption du commissaire, ce qui a fait qu’il a raté les neuf derniers matchs de son équipe, avec salaire pleinement versé.

Libre des accusations de la cour, Peterson subit toutefois la foudre de la NFL, qui selon son nouveau code de conduite, prévoit une punition de six matchs sans salaire pour une première offense en matière de violence conjugale. Peterson ira bien sûr en appel. La bataille n’est pas finie.

Force est de constater que si la suspension demeure en place, l’association de Peterson avec les Vikings est terminée. Il n’y a plus aucun montant garanti inscrit à son contrat, ce qui faciliterait le divorce. Déjà, certains l’envoient à Dallas, où DeMarco Murray fait des miracles au sol cette saison.

Que pensez-vous de la sanction imposée à Peterson? Certains affirment qu’il avaient déjà purgé neuf matchs, mais le fait qu’il ait été payé change la donne. D’autres diront qu’il n’a pas à se baser sur les moeurs en vigueur au Texas et que sa conduite est inexcusable.

Encore une fois, j’ai le sentiment que la NFL ne s’affirme pas tant contre la violence conjugale ou envers les enfants, mais qu’elle s’empresse plutôt de tenter de laver son image salie par plusieurs incidents de cette nature depuis quelques mois. Selon vous, Peterson devrait avoir le droit de jouer ou non?

Faits saillants de la semaine 11

- 17 novembre 2014

Plusieurs surprises auront marqué la 11e semaine d’activités dans la NFL. Voici mes faits saillants.

1. Planète NFL, faites connaissance avec Jonas Gray… Le porteur de ballon des Patriots a connu la meilleure performance au sol à travers la ligue cette saison avec 199 verges et quatre touchés, dans une écrasante victoire face aux Colts. Encore une fois, Bill Belichick aura sorti un lapin de son chapeau quand tout le monde parlait d’Andrew Luck contre Tom Brady. Ce qui est le plus épeurant des Patriots, c’est qu’ils soient en mesure de remporter un match de manière aussi écrasante même quand Tom Brady prend une soirée «off». Durant leur séquence de six victoires, ils ont inscrit 40,5 points en moyenne. Pour revenir à monsieur Gray, le pire c’est qu’il n’a jamais été repêché et a fait deux ans au «purgatoire», sur les équipes de réserve des Dolphins, puis des Ravens, avant de passer les six premières semaines dans la même situation en Noivelle-Angleterre. Que l’on aime ou pas les Patriots, il faut saluer leur flair et surtout, la persévérance de Jonas Gray.

2. Les Colts ont été capables du meilleur comme du pire cette saison, mais au département des facteurs très inquiétants, ils n’ont pas vaincu les meilleures équipes auxquelles ils ont fait face, soit Broncos, Eagles, Steelers et Patriots. Le jeu au sol ne s’est présenté qu’en quelques rares moments en début de saison et la perte d’Ahmad Bradshaw signifie encore plus de Trent Richardson, une nuisance. Le meilleur pour porter le ballon chez les Colts est malheureusement Andrew Luck.

3. La défaite surprise des Broncos aux mains des Rams pourrait avoir des conséquences importantes dans la course à l’avantage du terrain dans l’AFC. Elle ramène aussi les Chiefs dans le coup pour la lutte au premier rang dans la division Ouest. Mine de rien, Peyton Manning a lancé six interceptions à ses trois derniers matchs. Les Broncos forment encore une excellente équipe et il ne faudrait pas exagérer la portée de ce revers, mais ils se compliquent drôlement l’existence. La ligne offensive connaît des ratés et en l’absence de Ronnie Hillman, il semble difficile d’établir le jeu au sol. Au moment d’écrire ces lignes, la durée de l’absence de piliers offensifs comme Julius Thomas et Emmanuel Sanders demeurait inconnue. Bien des gens doivent se ronger les ongles à Denver.

4. Quelle performance des Chiefs! Comme je l’écrivais dans ma chronique de lundi dans le Journal, ça ne pouvait pas être plus à l’ancienne dans un match enlevant. Je continue de croire que tôt ou tard, le manque de menace verticale en offensive va couler les Chiefs, mais il n’en demeure pas moins qu’ils ont imposé leur loi face aux Seahawks.

5. Parlant des Seahawks, les choses se corsent. Bien des choses vont changer, mais pour le moment, l’équipe ne se classerait pas en séries. Elle demeure toujours aussi médiocre (2-3) sur la route et l’attaque aérienne ne fait pas assez sa part. Il est clair que Doug Baldwin n’a pas l’étoffe d’un receveur numéro un. La défaite, combinée aux victoires des 49ers, complique le portrait. Surtout que les 49ers ont renoué avec Aldon Smith, qui se retrouvait souvent dans la face d’Eli Manning. Je le répète, rien n’est joué dans cette féroce division Ouest. Les Seahawks et 49ers doivent encore s’affronter deux fois. Les Cardinals affronteront aussi les Seahawks à deux reprises et auront leur deuxième match face aux 49ers. Les prochaines semaines en mettront plein la vue dans cette division.

6. Les Cardinals présentent le meilleur dossier dans la NFL à 9-1, mais les Packers voguent sur une impressionnante séquence. À leurs quatre derniers matchs au Lambeau Field, ils ont inscrit au moins 28 points en première demie, du jamais vu! Aaron Rodgers est au sommet de son art, tout comme ses receveurs Jordy Nelson et Randall Cobb. Même la recrue Davante Adams s’en mêle. Il ne reste plus que trois matchs sur la route aux Packers, contre des équipes inférieures (Vikings, Bills, Buccaneers). On ne se peut plus d’attendre la visite des Patriots, le 30 novembre!

7. Le portrait dans la division Sud de la NFC est désolant. Les Falcons sont premiers à 4-6. Leurs quatre victoires sont survenues contre des équipes de la division, eux qui ont perdu leurs six matchs en dehors de celle-ci. Les Saints ne sont même plus en mesure de gagner à la maison avec deux défaites de suite à la Nouvelle-Orléans. Les Buccaneers sont encore bien en vie à 2-8!

8. Les Bears n’ont pas sauvé leur saison, il est pratiquement trop tard pour cela, mais ils ont au moins calmé la tempête déferlant à Chicago. Le pire c’est qu’avant la victoire contre les Vikings, une statistique intéressante a capté mon attention dans un contexte où la tête de Marc Trestman est réclamée. À ses 25 premiers matchs avec les Bears, Trestman montrait un dossier de 11-14, exactement le même après 25 matchs que Mike Ditka et Lovie Smith, deux entraineurs qui ont longuement œuvré à Chicago.

9. Est-ce que les Redskins s’aprêtent à tirer la «plogue» sur Robert Griffin III? Celui qui a été élu recrue de l’année pas plus tard qu’en 2012 a de nouveau connu un match difficile avec deux interceptions contre les tristes Buccaneers. À Washington, les partisans réclament Colt McCoy. Le fait est que les Redskins ont tellement investi leur futur en RG3 qu’il serait étonnant qu’ils ne lui laissent pas terminer une saison foutue de toute manière. Il a été étonnant, dans les commentaires d’après-match de Griffin, de l’entendre blâmer ses coéquipiers. Sur le fond, il n’a pas tort parce que bien peu de joueurs performent à Washington. Mais venant d’un quart-arrière qui tente de faire ses preuves et qui peine à gagner la confiance de ses coéquipiers actuellement, ça passe moins bien…

10. L’expérience Ryan Mallett a bien débuté avec les Texans, mais encore une fois, c’est l’ailier défensif JJ Watt qui a causé la perte des Browns, toujours aussi allergiques au succès. Watt reçoit beaucoup de publicité pour son touché offensif, mais c’est son jeu défensif qui change tout, lui qui a enregistré cinq plaqués (dont trois pour des pertes), un sac, un échappé forcé et recouvert… Personne ne s’approche de lui pour le titre de joueur défensif de l’année.