Archives pour juin 2012

Les Vikings dans le pétrin

- 20 juin 2012

Depuis la saison magique de Brett Favre en 2009, les Vikings du Minnesota sont embourbés dans un bourbier sans fin. Et ça continue puisque dans les dernières heures, leur polyvalent receveur Percy Harvin aurait apparemment exigé d’être échangé.

Harvin n’a pas confirmé avoir fait cette demande, mais il a néanmoins laissé entendre en termes assez clairs qu’il se sentait malheureux depuis un certain temps au sein de l’équipe. Malheureux de sa situation contractuelle? Malheureux de la direction de son équipe? Malheureux d’être l’un des seuls joueurs de talent à pouvoir réaliser de gros jeux dans cette offensive? Peut-être un peu de tout ça!

Repêché en 2009, Harvin a vite démontré sa versatilité sur un terrain de football. En seulement trois saisons avec les Mauves, il compte non seulement 17 touchés par la passe malgré les deux dernières campagnes plus que médiocres de ses quarts-arrières, mais il se veut aussi une menace au sol avec 345 verges et deux touchés la saison dernière seulement. Et bien sûr, Harvin, un missile sur deux pattes, excelle sur les retours de bottés avec quatre touchés.

Pensez-vous vraiment qu’une équipe qui a terminé deux ans de suite dans le sous-sol de la division Nord de la NFC peut se permettre d’échanger un joueur aussi performant? Surtout quand on ne sait pas si le porteur Adrian Peterson, l’autre grande vedette de l’attaque, redeviendra le joueur qu’il était avant sa dévastatrice blessure au genou en fin de saison?

Si les Vikings cèdent, ils sont fous! Si la demande d’échange de Harvin est liée à ses exigences contractuelles, ça se négocie. Le bouillant receveur est encore sous contrat pour les deux prochaines saisons, mais selon les standards de la NFL, il a largement gagné son salaire. Je ne suis que très rarement en faveur des athlètes qui boudent pour renégocier leur contrat avant échéance, mais Harvin a prouvé qu’il était un atout majeur et même une pièce maîtresse dans l’attaque des Vikings, qui n’irait carrément nulle part sans ses services. Déjà que depuis deux ans, elle ne va pas très bien…

Si Harvin est échangé ou reste chez lui, toute l’équipe en souffrira, à commencer par le quart de deuxième année Christian Ponder, qui a assurément besoin de tout le talent possible autour de lui.

Les Vikings devraient-ils céder aux demandes de Harvin et regarder ailleurs ou chercher par tous les moyens de rendre le sourire à leur receveur?

La retraite d’un grand

- 18 juin 2012

LaDainian Tomlinson a pris une sage décision en annonçant sa retraite de la NFL plutôt que de se couvrir de ridicule en étirant indûment la sauce avec des saisons qui auraient presque fait oublier à quel point il a été un grand joueur. J’insiste sur le terme grand joueur, car Tomlinson est beaucoup plus qu’un grand demi offensif.

Ses multiples qualités en ont fait un incontournable dans l’offensive des Chargers de San Diego pendant plusieurs saisons. Oui, il était constamment menaçant au sol, mais il a aussi été fort utile dans les situations de passes, autant par ses nombreuses réceptions que pour sa capacité à bloquer. Tomlinson, vraiment, c’est la définition même du joueur complet à sa position.

Ceux qui suivent le football depuis peu se souviendront malheureusement de ses deux dernières campagnes à San Diego, alors qu’il était blessé et qu’on l’apercevait souvent à la caméra, l’air détaché et boudeur au bout du banc. Ces deux saisons ordinaires ont été suivies par deux autres couci-couça chez les Jets, qui n’ont pas ajouté à son aura non plus.

Pour moi, Tomlinson représente beaucoup et pas seulement parce qu’il m’a permis d’être «gras dur» comme pooler!!! Le numéro 21 pourrait être l’un des derniers piliers d’une époque en or pour les porteurs de ballon. De plus en plus, les équipes de la NFL se tournent vers une approche en comité pour porter le ballon. Un demi pour les deux premiers essais, un autre pour les troisièmes essais et un autre près de la zone des buts.

Tomlinson, à son apogée, faisait tout ça et surtout, il le faisait diablement bien! Ses 145 touchés au sol constituent le deuxième plus haut total de l’histoire derrière un certain Emmitt Smith. Quand ça chauffait près de la zone des buts, tout le monde dans le stade savait que Tomlinson s’en venait. Et vous savez quoi? Et bien il rentrait pareil! Plusieurs pensent à tort qu’un touché est presque donné à deux verges de la zone des buts. Pourtant, année après année, des équipes pestent parce que leur gros porteur choisi exclusivement pour accomplir ce boulot, n’y parvient pas. Ou pire, il échappe le ballon…

Que dire de Tomlinson, le receveur? Lors de neuf saisons dans sa carrière, il a capté au moins 50 passes. C’est du gros, gros stock ça mes amis! En plus de ses 13 684 verges au sol, ce qui s’avère le cinquième plus haut total dans l’histoire, il a ajouté 4772 verges par la passe, un total impressionnant. Le journaliste de Sports Illustrated Peter King, dans sa colonne du lundi, dresse d’ailleurs une comparaison fort intéressante avec un autre grand porteur des dernières années, l’illustre Marshall Faulk (http://sportsillustrated.cnn.com/2012/writers/peter_king/06/18/mmqb/index.html?sct=nfl_t11_a0)

Tout ça pour dire que Tomlinson sera éligible au Temple de la renommée en 2018. À mon humble avis, il mérite d’y entrer dès sa première année, mais des surprises sont survenues à quelques reprises dans le passé avec de grands joueurs qui attendent parfois longtemps.

Selon vous, Tomlinson sera-t-il intronisé dès 2018? Mérite-t-il cet honneur? Pourquoi?

Quel Manning verrons-nous?

- 13 juin 2012

Il est encore très tôt pour se poser la question, mais en plein camp printanier des Broncos de Denver, elle fait néanmoins surface. Ladite question est la suivante: Quel Peyton Manning verrons-nous à Denver en septembre? Celui qui a brûlé la NFL pendant des années ou un quart-arrière en déclin qui se remet de quatre opérations au cou?

Si je pose la question, ce n’est pas que la réponse m’obsède pour le moment. On se calme le pompon, n’est-on pas en juin, après tout? En fait, si j’aborde le sujet, c’est que différents médias américains ont pris la route du Colorado cette semaine pour analyser les moindres faits et gestes du grand Manning sur le terrain à l’entraînement. Et la conclusion actuelle, c’est que deux écoles de pensées sont diamétralement opposées.

Un journaliste du USA Today qui a été dépêché sur place a commenté la performance de Manning en écrivant «qu’il est clair qu’il n’affiche pas la même vélocité que par le passé.»

Manning lui-même a pris soin d’admettre qu’il n’était pas encore où il voulait être à ce stade-ci de sa préparation. «Je n’insisterai jamais assez sur le fait que je suis toujours en période de réhabilitation», a-t-il dit aux nombreux médias venus le scruter.

Dans le lot, certains se montrent plus flatteurs. Pete Prisco, de cbssports.com, a pour sa part indiqué «qu’il y a très peu de différence entre le quart-arrière qui a obtenu quatre titres de joueur par excellence et une conquête du Super Bowl à Indianapolis et celui qui lançait le ballon mardi à Denver.»

Selon moi, Manning redeviendra un excellent quart-arrière après une saison hors de combat, mais il ne sera peut-être plus jamais le Peyton d’Indianapolis. Je ne le souhaite pas, car c’est un athlète que j’admire infiniment. Par contre, sa blessure au cou demeure somme toute mystérieuse et les impacts sur sa performance sont encore difficiles à imaginer. Il ne faut pas oublier que Manning aura 36 ans. Les quarts qui ont connu de bonnes années à ce stade de leur carrière ne sont pas si rares, mais pas si nombreux non plus. Mon coeur souhaite que Manning soit au sommet. Ma tête me dit qu’il n’y en aura pas de facile!

N’oublions quand même pas qu’un Manning ordinaire serait tout de même de loin supérieur à bien des quarts-arrières de la NFL…

Et vous, quel est votre verdict actuellement?

Ochocinco à Miami?

- 11 juin 2012

Quand l’excentrique receveur Chad Ochocinco a été libéré par les Patriots la semaine dernière, j’ai été surpris de constater que parmi tous les experts, un point faisait presque l’unanimité. Selon eux, cet athlète controversé et surtout peu productif l’an dernier allait assurément se retrouver rapidement du travail dans la NFL.

Et bien, il semble qu’ils auront raison. Les Dolphins de Miami ont en effet accueilli Ochocinco pour un entraînement personnel et le nouvel entraîneur-chef Joe Philbin a confirmé l’intérêt de l’équipe à son endroit. Bref, ce n’est pas chose faite, mais tout laisse croire que ça va se faire.

Si je suis surpris, c’est que monsieur «85» est maintenant âgé de 34 ans et qu’il vient de connaître la pire saison de sa carrière avec 15 maigres réceptions pour 276 verges et un touché. Des chiffres pitoyables! Apparemment, Ochocinco n’a rien compris du système de jeux des Patriots et quelques équipes de la NFL estiment qu’il peut rendre de précieux services dans un système moins complexe. Peut-être, mais souhaitons que ça ne coûte pas trop cher!

Ochocinco a connu une belle carrière avec les Bengals avant de se joindre aux Pats, mais il a souvent fait parler de lui pour des raisons farfelues. Son changement de nom (de Johnson à Ochocinco), ses tirades sur les médias sociaux et ses comportements tombant souvent dans le burlesque ont vite pris les dessus sur ses habiletés athlétiques. L’an dernier, Ochocinco s’est fait oublier à la fois sur le terrain et en dehors.

Du point de vue des Dolphins, si le montant à payer n’est pas trop élevé, il s’agit d’un beau risque tout de même. Les deux premiers receveurs de l’équipe sont Davone Bess et Brian Hartline. Rien pour effrayer les défensives adverses… L’organisation a aussi perdu de son lustre en matière de popularité et une embauche comme celle d’Ochocinco, si bien sûr elle survient, aurait au moins le mérite d’attirer un peu d’attention.

Certains receveurs parviennent à demeurer productifs dans la trentaine, mais ils ne sont pas si nombreux. Selon vous, les Dolphins devraient-ils aller de l’avant et lui donner une chance? Sinon, d’autres équipes devraient le faire?

Les bons et les moins bons coups…

- 6 juin 2012

Voilà maintenant quatre mois que les amateurs de NFL que nous sommes ne peuvent plus se gaver de matchs, mais l’action n’a pas manqué pour autant. Du moins, on se console avec ce que l’on a! Les nombreux mouvements de personnel ne garantiront bien évidemment aucun résultat sur le terrain à l’automne, mais à l’aube de l’été, quelles sont selon vous les équipes qui ont fait les meilleurs coups ou quelles sont celles qui ont connu une mauvaise saison morte?

En voici seulement quelques exemples pour ma part. Libre à vous de vous exprimer.

Les bons coups

- Les Cowboys, qui mettent la main sur le demi de coin Brandon Carr sur le marché des agents libres et qui ajoutent en plus la meilleure recrue (sur papier) à cette position au repêchage, Morris Claiborne. Une faiblesse est devenue une force.

- Les Bills, qui retiennent les services du receveur Stevie Johnson, mais surtout qui ajoutent du muscle à leur ligne défensive avec Mario Williams et Mark Anderson.

- Les Broncos, en raison d’un dénommé Peyton Manning…

- Les Bears, qui risquent d’être explosifs grâce à l’échange qui leur a donné le receveur diva mais efficace, Brandon Marshall. Contre pas grand-chose en plus (deux choix de troisième ronde)

- Les Buccaneers ont donné toutes les chances à leur jeune quart-arrière Josh Freeman de rebondir avec les ajouts des joueurs étoiles Vincent Jackson (receveur) et Carl Nicks (garde).

Les moins bons coups

- Les Saints pour l’ensemble du gâchis relié au plan de «prime aux blessures». C’est ni plus ni moins qu’une saison morte cauchemardesque pour l’organisation qui acceuillera le Super Bowl en février. Les joueurs seront hyper motivés ou démolis? À suivre…

- Les Texans qui ont perdu plusieurs vétérans de grande qualité en Mario Williams, DeMeco Ryans et Eric Winston.

- Les Ravens, en raison de la blessure subie par Terrell Suggs, la pierre angulaire de leur défensive qui pourrait rater la saison en entier ou du moins une bonne partie.

 

D’autres idées? Le ballon est dans votre camp!