Archives pour août 2012

Les meilleurs receveurs

- 30 août 2012

Après les 20 meilleurs quarts-arrières et les 20 meilleurs porteurs de ballon, voici les 20 meilleurs receveurs, toujours selon mon très humble classement. Encore une fois, je précise que je ne me base pas sur la carrière, mais sur les récentes performances des joueurs en question. Petite note, par receveurs, j’entends ici les ailiers espacés, donc je n’inclurai pas d’ailiers rapprochés dans ce classement. Sans plus tarder, allons droit au but

1. Calvin Johnson, Detroit : Fin de la discussion. Aucun argument possible. Il est de loin le meilleur à sa position.

2. Larry Fitzgerald, Arizona: Il n’est pas le joueur dont on entend le plus parler parce qu’il n’évolue pas dans un marché très glamour, mais il présente chaque année de superbes chiffres malgré la présence de quarts-arrières atroces depuis la retraite de Kurt Warner.

3. Wes Welker, Nouvelle-Angleterre : Aucun receveur n’a capté autant de passes que lui depuis 2007.

4. Andre Johnson, Houston : Il pourrait être deuxième derrière Calvin Johnson, mais les blessures répétées lui portent atteinte. Il accumule les verges à la tonne lorsqu’en santé.

5. Brandon Marshall, Chicago : En voilà un autre qui a accompli de petits miracles avec cinq saisons de suite de plus de 80 réceptions malgré la présence d’individus louches comme Kyle Orton, Chad Henne et Matt Moore pour lui lancer le ballon.

6. Roddy White, Atlanta : Deux saisons de suite de plus de 100 réceptions et cinq de suite de plus de 80. Après un lent début de carrière, il s’est largement fait pardonner.

7. Greg Jennings, Green Bay : Ce n’est pas lui qui va attraper le plus de ballons, mais il fait partie de la machine bien huilée de Green Bay, où Aaron Rodgers distribue à peu près équitablement le bonheur à ses receveurs. N’empêche que du lot, Jennings est le plus prisé chez les têtes fromagées.

8. Marques Colston, Nouvelle-Orléans : Colston est dans le même type de situation que Jennings à Green Bay. Le quart Drew Brees lance le ballon à tout le monde et malgré tout, il vient de connaître trois saisons avec au moins 1000 verges et sept touchés.

9. Hakeem Nicks, New York : Certains pourraient plaider la cause de Victor Cruz, mais Nicks, de par son physique imposant, constitue une menace constante dans la zone payante. Il n’a pas encore atteint son plein potentiel.

10. Steve Smith, Caroline : Il est le vétéran du lot et semblait mort et enterré avant l’arrivée en scène magistrale de Cam Newton l’automne dernier. Il est encore bien en vie même s’il n’a que très rarement bénéficié d’un vrai deuxième receveur de l’autre côté du terrain pour lui enlever de la pression durant sa carrière.

11. Jordy Nelson, Green Bay : J’ai longuement hésité à le mettre si haut dans ce classement, mais il a nettement émergé du lot l’an dernier avec 15 touchés et une astronomique moyenne par réception de 18,6 verges! Voyons voir si ça peut durer…

12. Dwayne Bowe, Kansas City : Son caractère laisse à désirer parce que sur la simple base du talent, il a sa place parmi les meilleurs. On oublie qu’il y a deux ans, il brûlait la ligue avec 15 touchés.

13. Victor Cruz, New York : Bon… un autre choix embêtant, Cruz n’a connu qu’une seule bonne saison pour justifier sa place dans ce top 20, mais quelle saison de rêve! 1536 verges, le meilleur total de la ligue, en plus de neuf touchés et une ronflante moyenne de 18,7 verges par réception, ça vaut de l’or.

14. Vincent Jackson, Tampa Bay : On verra bien s’il fonctionnera aussi bien loin de Philip Rivers, avec lequel il a connu des saisons de 1000 verges à trois reprises avec des moyennes supérieures à 15 verges par réception durant toute sa carrière.

15. AJ Green, Cincinnati : Bien sûr, on refera ce classement dans un ou deux ans et Green logera près du sommet. Sa productive saison recrue lui vaut une incursion dans le top 20.

16. Reggie Wayne, Indianapolis : Il figurerait plus haut avec la présence d’un certain Peyton Manning à ses côtés. Le meilleur n’est évidemment plus devant lui, mais il a capté 75 passes sans faire de bruit l’an dernier avec une offensive minable autour de lui. Respect!

17. DeSean Jackson, Philadelphie : Il ne fait pas l’unanimité parce qu’il n’a jamais capté plus de 62 passes en une saison, un faible total. Sauf que sa rapidité le rend extrêmement dangereux. Sa présence unique fait que la défensive joue sur les talons.

18. Percy Harvin, Minnesota : En terme de talent de joueur complet, Harvin figurerait beaucoup plus haut. Mais on évalue ici les receveurs au sens strict du terme, sans nécessairement tenir compte du fait qu’il est aussi régulièrement utilisé comme porteur ou sur les retours de bottés.

19. Mike Wallace, Pittsburgh : Avec le temps, son coéquipier Antonio Brown devrait largement le surpasser, mais jusqu’ici, il a été la cible numéro un de Ben Roethlisberger au fil des dernières années. Il demeure très dangereux, notamment sur le long jeu.

20. Miles Austin, Dallas : Les blessures ont ralenti la cadence depuis l’année où il s’est révélé à la face du monde, mais il est tout de même, pour le moment, la cible la plus fiable dans l’arsenal de Tony Romo.

Les meilleurs porteurs de ballon

- 27 août 2012

Après les 20 meilleurs quarts-arrières, voici les 20 meilleurs porteurs de ballon, selon mon très humble classement. Encore une fois, je précise que je ne me base pas sur la carrière, mais sur les récentes performances des joueurs en question. Sans plus tarder, allons droit au but.

1. LeSean McCoy, Philadelphie : Le choix populaire est Arian Foster. J’estime cependant que McCoy est plus complet, malgré une ligne offensive de moins bonne qualité.

2. Arian Foster, Houston : On s’entend, je ne veux rien enlever à Foster, le rêve de tous les poolers! Sauf qu’en son absence l’an dernier, son remplaçant Ben Tate a fait écarquiller les yeux. On en vient à se demander si c’est Foster ou sa ligne offensive qui devrait obtenir le plus de mérite. Peu importe, Foster est dominant sur le terrain.

3. Ray Rice, Baltimore : Machine à inscrire des touchés, très efficace au sol et receveur de grande qualité, Rice a bien peu à envier à ses concurrents. Les joueurs 1, 2 et 3 pourraient aisément être interchangeables dans cette liste!

4. Maurice Jones-Drew, Jacksonville : Je sais, Jones-Drew est impliqué dans un conflit avec son équipe et pourrait rater une partie de la saison. Dommage, car il demeure l’un des meilleurs à sa position, lui qui a remporté le championnat des porteurs avec la plus grosse récolte au sol l’an dernier.

5. Matt Forte, Chicago : Forte loge parmi les meilleurs pour attraper le ballon. Seul reproche, sa moyenne de verges par portée n’est pas toujours alléchante. La ligne offensive des Bears est toutefois criblée de trous.

6. Adrian Peterson, Minnesota : En voilà un qu’il est bien difficile de positionner étant donné sa grave blessure au genou. Il a été sublime depuis son arrivée dans la ligue et représentait l’un des rares points positifs d’une équipe médiocre jusqu’à ce qu’il se blesse en fin de saison. Voyons voir à quel point il est rétabli. Sans cette histoire de genou, il serait assurément numéro 1.

7. Chris Johnson, Tennessee : Il n’est plus le même depuis sa très célébrée saison de 2000 verges en 2009, mais on chuchote qu’il aurait regagné sa vitesse et surtout, sa motivation d’antan cet automne.

8. Jamaal Charles, Kansas City : Une blessure l’a privé de jouer l’an dernier, mais auparavant, il brûlait la ligue avec une moyenne supérieure à six verges par portée. Du bonbon!

9. Steven Jackson, St-Louis : L’âge pourrait le rattraper sous peu, mais il donne toujours de fiers services aux Rams. Quel gaspillage, quand même, pour un joueur de telle qualité au sein d’une si triste équipe!

10. Fred Jackson, Buffalo : Véritable machine qui peut aider l’attaque de toutes les façons, Jackson est largement sous-estimé. Les Bills sont tombés avec lui lorsque sa saison a pris fin l’automne passé.

11. Darren McFadden : Il est blessé plus souvent qu’à son tour, mais lorsqu’il a joué sur des périodes prolongées, on le compare aisément aux meilleurs de sa profession.

12. Michael Turner, Atlanta : Année après année depuis son arrivée à Atlanta, il performe et répond aux attentes. Moins complet que certains de ses confrères, il transporte néanmoins le jeu au sol à lui seul sur ses épaules.

13. Frank Gore, San Francisco : L’âge et les blessures l’ont ralenti, mais il peut toujours apporter beaucoup avec son style physique. Un champ arrière profond à San Francisco pourrait prolonger sa carrière.

14. Marshawn Lynch, Seattle : Je déteste son attitude et déplore ses multiples gaffes hors du terrain, mais une fois les épaulettes enfilées, Lynch fait le travail depuis son arrivée à Seattle, dans une attaque bien médiocre.

15. Darren Sproles, Nouvelle-Orléans : Il peut sembler un choix bizarre, mais l’an dernier en Nouvelle-Orléans, il était souvent le point central de l’attaque des Saints. Il n’est pas un porteur au sens pur du terme, mais il est néanmoins une menace à sa position.

16. DeMarco Murray, Dallas : J’hésite à l’inclure dans cette liste, car il a encore bien peu d’expérience. Mais sa convaincante saison recrue impose de le considérer.

17. Reggie Bush, Miami : Il a semblé revigoré à Miami en connaissant quelques-uns de ses ses meilleurs matchs au sol. Il demeure solide par la passe.

18. Cedric Benson, Green Bay : Un autre joueur au comportement douteux, mais qui répond bien sur le terrain avec trois saisons consécutives de plus de 1000 verges. Il complétera bien l’attaque jusque là unidimensionnelle de Green Bay.

19. Willis McGahee, Denver : Son âge le relaie plus bas, mais il a été l’une des pièces maîtresses de la redoutable attaque au sol des Broncos l’an dernier. Avec Peyton Manning en ville, il risque de moins toucher au ballon.

20. DeAngelo Williams, Caroline : Pas très fiable car souvent blessé, Williams est tout de même très explosif. Avec Jonathan Stewart et Mike Tolbert pour partager les courses, il fera partie d’un des plus dangereux comit

Les meilleurs quarts-arrières

- 24 août 2012

La saison de la NFL approche à grands pas, enfin! Histoire de lancer quelques sympathiques débats et discussions, on se penche aujourd’hui et dans les jours à venir sur le top 20 des meilleurs joueurs à leur position respective. À tout seigneur tout honneur, les quarts-arrières d’abord. Dans la NFL d’aujourd’hui, ils sont ceux qui dictent le rythme des matchs largement axés sur le jeu aérien. Je précise d’emblée que j’y vais de mon classement, selon mon appréciation qui peut très bien différer de la vôtre. Par ailleurs, je me concentre sur les performantes récentes d’un quart-arrière et non pas sur l’ensemble de sa carrière. Je n’y inclurai pas non plus les recrues, dont on ne peut pour le moment comparer le jeu aux vétérans aguerris.

N’hésitez pas à apporter vos commentaires, complaintes, félicitations et observations diverses!

1. Aaron Rodgers, Green Bay: N’a tout simplement pas son égal dans le moment. Dangereux de partout sur le terrain.

2. Tom Brady, Nouvelle-Angleterre: Pour remporter un match important, il demeure l’homme de la situation. L’attaque des Pats est devenue invincible de façon presque routinière, grâce à lui.

3. Drew Brees, Nouvelle-Orléans: L’homme qui abat les records doit cependant réduire son nombre d’interceptions. Quelle machine tout de même! Bien hâte de voir comment il se débrouillera sans les savants conseils de l’entraîneur-chef Sean Payton.

4. Eli Manning, New York: L’homme des grandes occasions et l’un des rares individus sur Terre à posséder le numéro des Pats! Manning a réduit ses erreurs lors de la dernière saison, voyons voir si ça se poursuivra ainsi.

5. Peyton Manning, Denver: On respire par le nez, je ne dis pas qu’Eli est meilleur que son frère sur l’ensemble de leurs carrières. Je dis juste qu’actuellement, en raison des doutes sur l’état de santé de Peyton, son jeune frérot le surpasse.

6. Ben Roethlisberger, Pittsburgh: Ses deux titres de champion du Super Bowl, mais aussi le fait qu’il travaille constamment sous pression, lui valent énormément de mérite. Il a transformé la culture à Pittsburgh, où les Steelers sont devenus une équipe de passe.

7. Matthew Stafford, Detroit: En vertu d’une saison magique, Stafford pourrait grimper et grimper encore dans les prochaines années. Mais pour l’instant, c’est d’une seule saison dont il s’agit. À ses deux premières campagnes, Stafford a passé plus de temps à l’infirmerie. Le temps nous dictera sa véritable valeur.

8. Tony Romo, Dallas: Peut-être un premier choix controversé dans cette liste, je le concède. Je sais, il n’a rien gagné en séries. N’empêche, ses statistiques des dernières années avec un club somme toute ordinaire me donnent une opinion favorable de lui. Sa propension aux erreurs prend trop souvent le dessus dans les analyses sur sa propension à générer des gains là où il n’y en a pas.

9. Philip Rivers, San Diego: Avant sa saison disons correcte de l’an dernier, il figurait assurément au top 5. Mais en voilà un autre qui se doit de remporter quelques matchs importants. Difficile de savoir à quoi s’attendre cette année avec un corps de receveurs remodelé.

10. Cam Newton, Caroline: Voilà un choix difficile à cerner. Joueur de deuxième année, on en sait encore très peu. Menace constante au sol, il a surpris la planète NFL en s’imposant aussi avec son bras.Son incroyable saison recrue me force à le positionner très haut.

11. Matt Ryan, Atlanta: La mode est de planter Ryan parce qu’il n’a toujours pas remporté un match de séries, mais depuis son arrivée en 2008, les Falcons n’ont toujours pas connu une saison perdante, un fait d’armes jamais réalisé dans l’histoire de l’équipe.

12. Michael Vick, Philadelphie: Il prend trop de risques et s’expose dangereusement aux blessures, ce qui nuit par le fait même aux chances de succès de son équipe. Sauf que nul ne peut nier son apport électrisant sur le terrain. Les Eagles gagnent souvent lorsqu’il parvient à demeurer en santé.

13. Joe Flacco, Baltimore: J’aime bien Flacco, même s’il est critiqué à outrance. L’an dernier, sa carrière a pris un sérieux bond vers le haut lorsqu’il a aidé les Ravens à battre deux fois les Steelers, sa bête noire. En séries, la victoire face aux Pats aurait été sienne si Lee Evans n’avait pas échappé sa passe parfaite dans la zone des buts.

14. Jay Cutler, Chicago: Il a démontré toute son importance aux Bears quand l’équipe s’est littéralement effondrée après sa blessure l’automne dernier. Il représente une menace malgré l’absence fréquente de bons receveurs à ses côtés. Il s’améliorera grandement avec Brandon Marshall.

15. Matt Schaub, Houston: Il présente année après année de très bonnes statistiques, mais on pourrait lui reprocher d’avoir mis beaucoup de temps à conduire les siens à la victoire. Il a aussi été souvent blessé durant sa carrière.

16. Josh Freeman, Tampa Bay: Sa saison 2010 l’aurait expédié dans le top 10 et en pleine ascension. Sa saison 2011 l’aurait plongé à elle seule hors du top 20 et en pleine descente. Une 16e place, c’est un heureux compromis.

17. Matt Cassel, Kansas City: Idem!

18. Ryan Fitzpatrick, Buffalo: Il bénéficie de l’apport de joueurs spectaculaires et ses coéquipiers ne cessent de louanger son intelligence sur le terrain. Il devra le prouver en limitant le nombre d’interceptions cette saison.

19. Sam Bradford, St-Louis: Après une saison recrue remplie de promesses, certains le voyaient comme le prochain Peyton Manning. Les comparaisons sont souvent trop hâtives, comme l’a démontré sa deuxième saison ponctuée de blessures et d’un recul évident. Son potentiel est toutefois indéniable.

20. Alex Smith, San Francisco: Certains trouveront qu’il devrait figurer plus haut sur cette liste. Sa dernière saison et surtout ses séries s’avèrent un argument intéressant en ce sens. Je m’excuserai en temps et lieu au besoin!

La saga Jones-Drew

- 22 août 2012

Payer ou ne pas payer un bon porteur de ballon, telle est la grande question actuellement dans la NFL. Et les réponses divergent selon les villes où ladite question se pose.

Les Eagles, Bears et Ravens ont récemment accordé de faramineuses extensions de contrats à leurs porteurs vedettes LeSean McCoy, Matt Forte et Ray Rice, respectivement. Or, à Jacksonville, les Jaguars ne bronchent pas une seconde devant les demandes du champion porteur de la ligue la saison dernière, Maurice Jones-Drew.

La situation diffère toutefois. Tandis que Forte et Rice avaient été désignés joueurs de concession et qu’ainsi, ils étaient sous contrat seulement pour la campagne à venir, Jones-Drew doit toujours écouler les deux dernières années de son contrat. Voilà qui lui donne moins de pouvoir de négociation.

Aussi excellent soit-il, Jones-Drew fait actuellement la grève et rate du temps précieux pour se familiariser avec le nouveau système en place et le nouvel entraîneur-chef Mike Mularkey. Il perd chaque jour un peu plus de marge de manoeuvre dans sa démarche avec les bonnes performances jusqu’ici en matchs hors-concours de son remplaçant, Rashad Jennings.

Les choses s’enveniment entre Jones-Drew et la direction de l’équipe. Le propriétaire Shad Khan ne s’est pas gêné pour affirmer que l’absence de son joueur vedette ne faisait pas mal à l’équipe. Le camp Jones-Drew a même laissé plané l’hypothèse d’une demande d’échange, mais je serais personnellement le plus surpris du monde si le dossier se dénouait de cette façon.

Le fait est que malheureux ou non, Jones-Drew devra se rapporter aux Jaguars. À 27 ans, il sait qu’il s’agit de sa dernière chance de décrocher le gros lot et sa position est donc compréhensible. Sauf que le contrat qu’il a signé avec son plus beau sourire il y a quelques années à peine demeure toujours valide pour deux ans. Son équipe lui a clairement fait savoir qu’elle ne bougerait pas. «Saute dans le train pendant qu’il passe», lui a lancé le grand patron.

Le cas de Jones-Drew n’est pas unique. Au fil des ans, d’excellents porteurs font la file d’attente pour être récompensés pour leur contribution. Ils savent pertinemment que la durée de vie à leur position dans la NFL est courte et ils veulent être compensés au maximum. Les équipes, lorsqu’un porteur approche la trentaine, craignent qu’ils frappent le mur du temps de plein fouet et se montrent réticentes à ouvrir leurs coffres.

Croyez-vous que Jones-Drew mérite un meilleur sort? Pensez-vous que la position de porteur de ballon dans la NFL perd de son lustre?

Du football aux J.O.?

- 3 août 2012

Vraiment? Vous y croyez, vous? En tout cas, une chose est sûre dans le cas du commissaire de la NFL Roger Goodell, il n’arrête jamais! En plus de gérer la ligue de sport professionnel la plus prolifique en Amérique et d’être très occupé dans son double rôle de juge et jury concernant les problèmes de discipline de ses joueurs, voilà qu’il s’est pratiquement lancé dans une croisade olympique cette semaine.

En entrevue avec le journaliste Mike Florio sur les ondes du «Dan Patrick Show», le grand manitou de la NFL a déclaré qu’éventuellement, le football devrait «absolument» devenir un sport olympique. Il estime qu’actuellement, plus de 64 pays à travers le monde pratiquent le football américain, ce qui constituerait un critère d’éligibilité. Toujours selon Goodell, une éventuelle concession de la NFL à Londres pourrait par ailleurs attirer l’oeil du Comité international olympique (CIO).

Bravo à la NFL si elle gagne en popularité sur la scène internationale et tant mieux pour le merveilleux sport qu’est le football. Sauf qu’à mon humble avis, aussi magnifique soit-il, le football n’a pas sa place aux Jeux olympiques.

Je sais, les pros de la LNH donnent tout un spectacle aux Jeux d’hiver. Plusieurs, dont je ne suis pas, se réjouissent aussi de la présence des grandes vedettes pour la plupart américaines de la NBA au basketball lors des Jeux d’été. Mais je vois mal le football s’intégrer dans le calendrier des Jeux. On fait quoi, on joue un match aux deux jours? Et qu’est-ce qu’on offre comme opposition planétaire à la puissance inébranlable que représenterait une équipe américaine invincible?

Vous avez beau adorer le football, seriez-vous vraiment rivé à votre siège pour un duel États-Unis contre Ouzbékistan? Ou Canada – Pologne? Je fais un peu de caricature, mais bon… Je veux bien admettre qu’une finale Canada-États-Unis, par la présence de vedettes et à cause de la fibre nationaliste, pourrait piquer la curiosité. Mais en vérité je vous le dis, laissons les Jeux au CIO et le football à la NFL.