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Urlacher: de Chicago à… Canton

- 22 mai 2013

Brian Urlacher ne voulait pas se résigner à la retraite. Il espérait que les Bears l’attendent de nouveau à bras ouverts après 13 saisons pour la plupart glorieuses. Son équipe de toujours lui a dit non merci et le célèbre secondeur a sagement choisi d’accrocher ses épaulettes.

Je dis sagement, parce qu’à mon humble avis, c’était la bonne décision. Par les années passées, Urlacher a été éprouvé par toutes sortes de blessures. Samedi, il aura 35 ans. Était-il encore en mesure de s’aligner avec une autre équipe qui aurait bien voulu de lui et d’offrir un niveau de jeu intéressant? Oui, sans doute! Mais pourquoi diable de grands joueurs comme Urlacher se contenteraient de récolter leur chèque en offrant, justement, un niveau de jeu pas mieux qu’intéressant? Le pilier de la défensive des Bears commençait déjà à décliner. Pourquoi étirer la sauce indûment?

Je suis heureux de voir Urlacher quitter discrètement, sans attirer toute l’attention sur lui, bien qu’il méritera éventuellement un hommage aussi vibrant que senti de la part de l’équipe qu’il a si loyalement servi. La rumeur voulait qu’il se retrouve chez les Vikings, ennemis jurés des Bears. Imaginez la saga qui aurait suivi et qui n’aurait pas manqué de rappeler tout la bruit entourant la défection de Brett Favre vers le Minnesota. Les deux situations ne se comparent évidemment pas en tout point, mais Urlacher se retire sans controverse et c’est très bien ainsi.

À chaque fois qu’un très bon joueur se retire, je vous pose la question. Quelle est sa place dans l’histoire? Dans le cas d’Urlacher, je n’hésite pas une seconde: il passera de Chicago à Canton, au Temple de la renommée, dans cinq ans.

Urlacher fait partie d’un club sélect de quatre joueurs dans l’histoire à revendiquer plus de 40 (41,5) sacs et 20 (22) interceptions. Il a cumulé un total monstrueux de 1353 plaqués. Il fait aussi partie d’un cercle restreint de sept joueurs à avoir mis la main sur les titres de recrue défensive de l’année et de joueur défensif de l’année.

Mais surtout, au-delà des statistiques, il a été le coeur et l’âme des Bears, prenant dignement la relève des secondeurs mythiques qui ont fait la légende de ce club, les Mike Singletary et Dick Butkus.

Bonne retraite, monsieur Barber!

- 9 mai 2013

Le dernier fleuron toujours actif de l’édition championne des Buccaneers de Tampa Bay en 2002, le demi défensif Ronde Barber, accroche ses crampons.

Après 16 saisons dans la NFL, dont les 15 premières comme demi de coin, Barber a décidé que c’en était assez. Pas qu’il n’aimait plus le football, mais il a déclaré au quotidien USA Today qu’il préférait quitter plutôt que de revenir dans un rôle secondaire. On sait que durant la saison morte, les Bucs ont mis le paquet pour regarnir leur tertiaire avec l’embauche du maraudeur Dashon Goldson comme agent libre et en échangeant des choix aux Jets pour obtenir le demi de coin étoile Darrelle Revis. L’an dernier, l’équipe avait aussi fait de Mark Barron leur choix de première ronde dans la tertiaire.

Donc voilà, Barber passe à une autre vie, fort probablement dans les médias. On se souviendra de lui comme de l’un des piliers de la brillante défensive des Bucs au tournant des années 2000 en compagnie des Warren Sapp, Derrick Brooks et John Lynch, pour ne citer que ceux-là. Personnellement, Ronde Barber est un joueur que j’ai toujours admiré, parce qu’ils sont rares, les demis de coin qui se mettent autant le nez dans le trafic. Ses 1029 plaqués, 47 interceptions et 28 sacs en témoignent. Il est d’ailleurs le seul joueur de l’histoire à cumuler plus de 40 interceptions et 20 sacs. Ajoutez à cela un impressionnant total de 14 touchés sur des retours d’interceptions, d’échappées ou de bottés!

Selon vous, quelle est sa place dans l’histoire? On sait qu’il est de plus en plus difficile d’entrer au Temple de la Renommée et que la liste d’attente incluant de grands joueurs toujours non admis est longue. Pensez-vous que Barber mérite de faire partie de la discussion?

Quel avenir pour Tebow?

- 29 avril 2013

Bon! C’est fait! Tim Tebow a officiellement été libéré par les Jets de New York au terme d’une expérience d’une saison qui se sera révélée littéralement catastrophique.

Bon, catastrophique est un bien grand mot, mais disons que les Jets n’ont rien tiré de Tebow et qu’ils ont même fait reculer sa carrière de plusieurs crans en l’utilisant très peu et très mal. Il y a à peine un an et demi, Tebow soulevait les passions dans la NFL en remportant des matchs avec les Broncos de Denver malgré un style peu orthodoxe et un manque de précision flagrant. Sa combativité, toutefois, en faisait un joueur spécial.

Maintenant, la grande question: qu’adviendra-t-il de Tim Tebow? On le sait, dans la Ligue canadienne, ses droits sont détenus par les Alouettes de Montréal. Imaginez le cirque s’il se pointait! Toutefois, le DG Jim Popp a indiqué que Tebow «serait le bienvenu pour compétitionner dans le rôle de réserviste d’Anthony Calvillo, pour apprendre la game».

Disons que ce n’est pas l’endossement le plus puissant! Dans la NFL, les Jaguars de Jacksonville ont de nouveau affirmé qu’ils n’étaient pas intéressés. Par le passé, Bill Belichick a souvent fait son éloge. Des clubs comme les Raiders, Seahawks et Redskins, qui l’utiliseraient tous comme réserviste, sont aussi mentionnés comme destinations potentielles. Tebow pourrait-il changer de position, pour devenir, par exemple, un ailier rapproché ou un centre arrière? Jusqu’à preuve du contraire, il ne semble pas intéressé.

À votre avis, quel est l’avenir de Tim Tebow?

Retour sur le repêchage de la NFL

- 26 avril 2013

La première ronde du repêchage de la NFL est derrière nous et quelques coups d’éclat ont retenu l’attention. Voici brièvement les miens, avant de vous demander vos réactions.

1. Les Bills mettent la main sur le quart-arrière EJ Manuel. Pour moi, c’est la surprise totale. Pas parce que les Bills ont choisi un quart-arrière, mais parce qu’ils ont choisi Manuel. D’abord, Geno Smith était classé numéro un dans la vaste majorité des «mock drafts». Les Bills étaient aussi reliés à Ryan Nassib, que l’entraîneur-chef Doug Morrone a dirigé à Syracuse. D’autres les voyaient avec Matt Barkley. Mais personne, personne, personne n’a imaginé EJ Manuel à Buffalo au milieu de la première ronde. Il est un athlète hors pair, mais reste à voir comment il se débrouillera avec son bras.

2. Les Vikings qui repêchent trois fois en première ronde. Ils ont d’abord vu glisser le plaqueur Sharrif Floyd au 23e rang, même s’il était souvent classé parmi les 5 meilleurs joueurs disponibles. Le demi de coin Xavier Rhodes (25e rang) devrait permettre de faire oublier la perte d’Antoine Winfield. Enfin, le receveur Cordarrelle Patterson (29e rang) a un potentiel énorme, mais son caractère et son efficacité dès le jour 1 demeurent des éléments de doute. Ils ont aussi payé cher en cédant leurs choix de 2e, 3e et 4e tour aux Patriots.

3. Pas de Geno ni de Te’o. J’ai été surpris de voir qu’aucune équipe ne tente de s’approprier un choix en fin de première ronde pour mettre la main sur Geno Smith. Où aboutira-t-il à présent? Jacksonville (33e), Philadelphie (35e), Jets (39e)? Et que dire de Manti Te’o, le secondeur mystérieux que plusieurs voyaient aboutir à Chicago, au Minnesota ou dans le pire des scénarios, à Baltimore? Il devrait en théorie sortir assez tôt en 2e ronde.

4. Neuf joueurs de ligne offensive choisis, dont six parmi les 11 premiers choix. On savait que la talent à cette position était exceptionnel, mais quand même, ça fait beaucoup de joueurs sur la ligne offensive.

Qu’avez-vous pensé de cette première ronde? Vos surprises? Vos déceptions? Vos gagnants et perdants? Allez, on jase!

Quel impact pour Revis?

- 22 avril 2013

En faisant l’acquisition du demi de coin vedette Darrelle Revis dimanche, les Buccaneers de Tampa Bay verront-ils leur horrible tertiaire de l’an dernier figurer parmi les meilleurs cette saison?

Ce serait peut-être un peu trop espérer, mais n’oublions pas que Revis, en santé et concentré sur le football, figure non seulement parmi les meilleurs à sa position, mais parmi les meilleurs toutes positions confondues à travers la NFL. Friands de statistiques, ne regardez pas nécessairement ses chiffres dans la colonne des interceptions pour vous en convaincre. S’il réalise son lot de gros jeux, Revis est rarement mis au défi par les quarts-arrières, qui vouent un immense respect à ses habiletés en couverture de passe.

Les Bucs, donc, sont-ils nettement améliorés? À mon avis, oui. On n’a plus le choix de les considérer parmi des prétendants aux séries, surtout qu’en plus de Revis, la tertiaire s’est aussi adjointe les services du maraudeur Dashon Goldson, sur le marché des agents libres. La plus grosse lacune des Bucs la saison dernière pourrait se transformer en force. Il faudra cependant voir l’état de santé de Revis, qui a raté 14 matchs l’automne passé après une déchirure du ligament croisé antérieur du genou, une blessure dont certains athlètes demeurent hantés pendant quelques années, tandis que d’autres s’en remettent bien. Pour les Bucs, il ne faut pas oublier non plus que l’addition de Revis est louable, mais comme partout ailleurs, les espoirs de jouer en janvier dépendront de la progression du quart-arrière Josh Freeman, inégal depuis son arrivée dans la ligue. Selon moi, il a tout le talent nécessaire pour connaître du succès.

Chez les Jets, on fait l’acquisition du 13e choix au total et d’un choix conditionnel de 3e ou 4e ronde l’an prochain. Il fallait se départir de Revis compte tenu de ses exigences salariales sans cesse à la hausse et d’une gestion catastrophique de la masse salariale au sein de la précédente direction. Ils possèdent maintenant les 9e et 13e choix en première ronde cette semaine et en prenant de judicieuses décisions, ils pourraient rapidement se refaire une beauté.

Que pensez-vous de cet échange qui n’était qu’un secret de Polichinelle, mais qui s’est finalement concrétisé. Qui l’emporte à vue de nez?