Eagles peu opportunistes

- 6 novembre 2012

Ça sent la fin pour les Eagles de Philadelphie. Pour vrai, cette fois! Pourtant, ce n’est pas parce que l’attaque n’a pas fonctionné, pour une fois. Mais elle n’a pas su s’imposer lorsque ça comptait, dans une défaite de 28 à 13 aux mains des Saints, en Nouvelle-Orléans.

Il y a bien sûr eu des ratés en offensive et tout était loin de la perfection. Mais il n’en demeure pas moins que les Eagles, dans l’ensemble, se sont donnés suffisamment d’opportunités pour venir à bout des Saints, sans succès. En effet, à cinq reprises l’attaque a amené la ballon à l’intérieur de la ligne de 15 verges des Saints. Tout ce qui en a résulté, c’est deux maigres bottés de placement. Vous avez bien lu, six petits points même si l’attaque a frappé à la porte des buts aussi souvent, c’est inacceptable.

Les hommes d’Andy Reid ont eu beau produire 447 verges, rien n’y a fait. Pourtant, le porteur LeSean McCoy s’est enfin mis en marche avec 119 verges au sol. Tous les ingrédients étaient réunis, mais le manque d’opportunisme flagrant aura coulé Philadelphie.

Quant à Michael Vick, il s’agissait probablement de son dernier match. Pas qu’il ait si mal joué, avec 272 verges par la passe et 53 au sol malgré une pression omniprésente dans le visage et la perte de son bloqueur à droite Todd Herremans, mais Vick ne gagne plus. Il a d’ailleurs été victime de sept sacks, dont trois par l’ailier défensif de deuxième année Cameron Jordan, qui a offert une étincelante prestation. Pour Vick, il s’agissait du plus grand nombre de sacks dont il a été victime, à égalité avec son match face aux Giants de New York lorsqu’il s’alignait avec les Falcons d’Atlanta, en 2006.

Bien sûr, Vick a aussi été victime d’une coûteuse interception ramenée sur 99 verges pour un touché par Patrick Robinson. Or, difficile de le blâmer entièrement sur la séquence puisque le ballon a atteint le bout des mains de l’ailier rapproché Brent Celek avant de rebondir dans les mains de Robinson. Si je dis qu’il s’agit probablement du dernier match de Vick, c’est que la panique se fera sentir dans le camp des Eagles et que Reid décidera peut-être de jouer sa dernière carte en remplaçant son quart-arrière par la recrue Nick Foles. Pas sûr, mais possible…

Du côté des Saints, il faut souligner l’agressivité constante de la défensive dirigée par Steve Spagnuolo. C’était du bonbon et il est difficile de croire que les Eagles ne se sont jamais ajustés. Davantage de passes voilées auraient sans doute calmé les ardeurs des Saints. Drew Brees a été égal à lui même avec deux passes de touchés et en complétant 21 de ses 27 passes pour 239 verges. Étonnamment, le jeu au sol a aussi roulé à un train d’enfer, tel un monstre à trois têtes. Chris Ivory (48), Mark Ingram (44) et Pierre Thomas (44) ont tous contribué à parts égales.

À 3-5, ces deux clubs ne sont pas morts, mais ne sont pas forts non plus. Les Eagles ont toutefois perdu leurs trois derniers matchs, tandis que les Saints ont gagné trois de leurs quatre derniers duels. Tout n’est pas fini!

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