La fascinante histoire des Colts

- 15 novembre 2012

INDIANAPOLIS  |  Entre les débuts prodigieux d’Andrew Luck, les succès inattendus des Colts, l’équipe qui s’est ralliée derrière son coach leucémique Chuck Pagano et la rivalité qui revit avec les Patriots, il n’y avait pas meilleur moment pour mettre les pieds et le calepin de notes à Indianapolis.

Avant chaque saison au Journal, on s’assoit et on tente de planifier. Cette année, quand est venu le temps de prévoir quels matchs pourraient valoir la peine d’être couverts sur la route, certaines options semblaient évidentes. Toutefois, je vous avoue que je n’aurais jamais cru que les Colts susciteraient l’intérêt… même avec Luck à bord!

Comme la plupart des observateurs, j’avais prédit le dernier rang aux Colts dans leur division. Et cela n’aurait pas été honteux. Rappelez-vous que même dans une très bonne saison recrue, Peyton Manning n,avait récolté que trois victoires. Il est quand même devenu ce qu’il est devenu.

Mais cette semaine, je dirais qu’à la lumière des propos des joueurs dans le vestiaire, de même que de l’entraîneur-chef par intérim Bruce Arians, les Colts se surprennent eux-mêmes.

Il s’agissait d’une année de reconstruction pour les Colts, ni plus, ni moins. D’ailleurs, lors d’un appel conférence auquel j’ai participé à Indianapolis avec les médias locaux, le receveur des Patriots Wes Welker est celui qui a le mieux résumé la situation.

«Je suis définitivement impressionné. On ne peut pas nier qu’on s’attendait à une année de reconstruction pour les Colts et ce n’est pas ce qui se passe du tout. Ils jouent du bon football avec plusieurs bons jeunes joueurs et des vétérans qui se sont levés pour eux dans les moments clés. Évidemment, leur quart-arrière accomplit du solide boulot et Reggie Wayne est de retour au sommet de son art», a-t-il commenté.

Il n’y a pas à dire, Andrew Luck est le centre de cette renaissance précoce et inattendue des Colts. Tout le monde dans le vestiaire le reconnaît. Si l’histoire des Colts est en quelque part touchante, il n’en demeure pas moins que l’équipe risque de perdre des plumes à Foxboro, dimanche.

Déjà, Bruce Arians a mis en garde les siens, en particulier Luck, du facteur intimidant du fait de jouer contre Brady et sa bande à Foxboro.

«La meilleure façon pour Andrew de contenir Tom Brady sera d’être très bon lui-même et de le confiner au banc. C’est toutefois beaucoup plus facile à dire qu’à faire. La première des choses sera de bien protéger le ballon parce qu’ils mènent la ligue au chapitre des revirements. Contre des gars comme eux dans une pile, tu ne penses plus à gagner une demi-verge de plus, mais tu te concentres à garder le ballon. C’est mon travail de faire en sorte qu’Andrew ne se sente pas forcé de rivaliser avec Tom passe après passe. Ils (les Patriots) sont premiers en attaque dans l’AFC et nous sommes troisièmes. Nous ne sommes pas si loin. Andrew n’a pas à faire quoique ce soit de différent.»

On se rebranche plus tard avec d’autres commentaires recueillis ici et là. Bon match du jeudi soir entre Bills et Dolphins!

 

 

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