Repêchage: Une année de grand cru?

- 25 avril 2012

Je vous invite à consulter le Journal de Québec et le Journal de Montréal aujourd’hui et demain (25 et 26 avril) pour tous les détails concernant le repêchage de la NFL. Je vous propose aussi sur ce blogue ma chronique publiée dans le Journal à propos des quarts-arrières de la première ronde au fil des ans. Bonne lecture!

Avec des quarts-arrières de la qualité d’Andrew Luck et Robert Griffin III, la première ronde du repêchage de la NFL, qui se mettra en branle jeudi, semble promettre une cuvée 2012 exceptionnelle. Mais attention, un coup d’œil sur bon nombre de millésimes du passé révèlent plusieurs cas bouchonnés!

Loin de moi l’idée de dénigrer ce trio fort prometteur. Si la prophétie s’avère exacte, les Luck et Griffin feront vibrer la NFL pendant 15 ans. Et c’est la première chose que je souhaite, comme partisan.

Le jeu aérien, n’en déplaise aux puristes de l’attaque au sol dont je fais partie, est devenu le pain et le beurre de la NFL. Tant mieux si les trois quarts-arrières qui entendront leurs noms prononcés à New York et faire écho aux quatre coins de l’Amérique connaissent le succès auquel ils semblent destinés sur papier.

Sauf que l’histoire rappelle qu’au moins un de ces trois jeunes hommes risque de se cogner le nez.

Vous ne me suivez pas? Un bref coup d’œil aux repêchages depuis près de 20 ans prouve qu’il s’agit bien souvent d’un dangereux coup de dés.

Manning ou Leaf?

L’exemple le plus probant date de 1998. À l’époque, les Colts évaluaient un certain Peyton Manning et un autre quart considéré comme son égal, Ryan Leaf. Ils ont heureusement jeté leur dévolu sur Manning, qui s’est spécialisé dans l’art de charcuter les défensives, tandis que Leaf a passé plus de temps entre les mains de la police que sur le terrain.

Un peu plus tôt, en 1993, les têtes pensantes du football hésitaient. Drew Bledsoe ou Rick Mirer? Avec du recul, disons qu’ils investiraient leur temps dans des questions plus pertinentes.

La cuvée 1999 s’annonçait magistrale. Cinq quarts-arrières sont sortis en première ronde. Du lot, seul Donovan McNabb a connu une longue carrière. Tim Couch, Akili Smith et Cade McNown sont de douloureux souvenirs, tandis que Daunte Culpepper a été oublié après quelques bonnes saisons.

Plusieurs ratés

En 2002, aux premier et au troisième rangs, le repêchage nous a laissé les immortels David Carr et Joey Harrington.

Un an plus tard, les dieux du football s’extasiaient sur Carson Palmer, Byron Leftwich, Kyle Boller et Rex Grossman. Seul Palmer tient encore un ballon plutôt qu’un pad de notes.

Et c’est pas fini, les amis! L’an 2006 nous aura légué Vince Young et Matt Leinhart. L’année suivante a amené les impérissables prouesses de JaMarcus Russell et Brady Quinn. Enfin, réservons pour le moment notre jugement quant aux classes de 2008 à 2011.

En fait, la dernière cuvée qui a produit trois grands crus en première ronde est celle de 2004 avec Eli Manning, Philip Rivers et Ben Roethlisberger.

Sinon, il faut remonter à 1983, lorsque John Elway, Jim Kelly et Dan Marino avaient été repêchés.

Je me répète, mais n’y voyez pas du mépris envers Luck, Griffin et Tannehill, qui feront les manchettes de la première ronde. Les dernières années ont produit de brillants jeunes quarts comme Cam Newton, Sam Bradford et Matthew Stafford.

Mon point est qu’il est préférable de rester calme et de bien goûter la cuvée plutôt que de chanter sa louange en reniflant le bouchon.

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