L’affaire, qui risque de faire du bruit, a été révélée dans la nuit de vendredi à samedi sur Acrimed, site Internet qui s’est donné pour mission de faire une « critique indépendante, radicale et intransigeante » des médias.
Henri Maler, principal animateur d’Acrimed, y accuse l’essayiste québécoise Denise Bombardier (et la co-auteure de son livre sur Dominique Strauss-Kahn, Françoise Laborde) de plagiat. Lire les détails de l’histoire ici.
Ce dimanche après-midi, Couscous et poutine a pu joindre Mme Bombardier à Paris. Malgré les extraits troublants publiés sur Acrimed, l’auteure québécoise nie vivement tout plagiat et se dit « solidaire » de Mme Laborde, qui aurait écrit cette portion litigieuse du livre.
Se contenter de dire “il n’y a pas eu de plagiat” ou menacer Acrimed de procès, c’est un peu court. Les extraits publiés par Acrimed sont, en effet, accablants. Je vous fiche mon billet que Françoise Laborde n’osera pas porter plainte.
Quand on regarde cette histoire de plagiat dans le journal c’est tout simplement pathétique. Si véritablement il y a eu plagiat, la ou les personnes auraient au moins pu se donner la peine de “retravailler” les phrases afin de ne pas les laisser couler de la même manière en faisant croire que leurs propos venaient de leur propre cerveau. C’est pas la première fois que cela arrive et je crois que c’est même arrivé à des journalistes d’ici. C’est véritablement pas très professionnel et c’est sans compter le vol d’idées pour des textes, mais ça c’est plus difficile à prouver quand cela se produit et c’est choquant pour la personne qui a pondu et qui se fait voler son oeuf. Je serais surpris que la Bombardier ait pu faire une chose semblable, mais pour la française je ne sais pas. Je me suis déjà fait piqué un article qui a été placé sur un blogue français sans ma permission, alors je me méfie un peu des Français.
Gilles Pelletier, Québec
Une chose a été clarifiée, et pour le mieux. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ne recommande pas, comme plusieurs l’ont cru, de nier le droit de vote au Québec à ceux qui ne parlent pas français. Dans la réplique à notre éditorial du 7 avril, parue le 15, le président de la SSJBM, Guy Bouthillier, affirme que cette idée est «l’exact opposé de tout ce que je crois et tente de faire». Très bien.